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Yohann Pelé (FC Sochaux-Montbéliard) : "Ça ne pouvait pas se terminer comme ça!"
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Publié 14/03/2014 à 15:54 GMT+1
Avant son retour lors du match Lille-Sochaux (2-0, le 8 février), le dernier match de Yohann Pelé (31 ans) remontait à mai 2010. L’ancien Toulousain, victime d’une embolie pulmonaire, à qui Hervé Renard a rapidement fait confiance, avait toujours envisagé son retour.
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Les sensations d’un joueur privé de compétition pendant près de trois ans et demi mettent-elles longtemps à revenir ?
Yohann Pelé : Elles reviennent naturellement, au fil des rencontres. Plus je vais jouer, mieux je me sentirai. Depuis le match à Lille, j’ai enchaîné les matches. Je profite d’être sur le terrain.
Tout le monde a été surpris de votre titularisation à Lille, alors que vous veniez de signer un contrat de deux ans et demi avec Sochaux…
Y. P. : Je ne m’y attendais pas non plus. En tout cas pas si rapidement ! L’essai de trois semaines s’était très bien passé, et quelques jours avant le match à Lille, Hervé Renard est venu me voir pour me dire qu’il envisageait de me titulariser. Il m’a demandé de réfléchir, mais je n’ai pas beaucoup hésité. Je me sentais tout à fait capable de jouer. Sochaux a fait un pari en me faisant signer un contrat, et j’avais envie de leur rendre cette confiance. Evidemment, quand Lille marque au bout de trois minutes, je pense tout de suite que la soirée va être difficile. J’ai été pas mal sollicité, je pense m’en être bien sorti.
Vous avez disputé quatre matches depuis. Comment jugez-vous vos performances ?
Y. P. : Ce n’est jamais facile à dire, d’autres sont mieux placés que moi pour le faire. La seule chose qui me semble certaine, c’est que je dois être plus décisif. C’est ce qu’on demande à tous les gardiens. Mais je prends beaucoup de plaisir, en match comme à l’entraînement. Je profite vraiment de ces moments. Je suis heureux d’être là.
Vous avez signé lors du mercato hivernal, en compagnie de quatre autres joueurs (Sunzu, Marange, Sinkala, Jordan Ayew). Et il n’a échappé à personne que Sochaux encaisse moins de buts, et n’est pas encore en Ligue 2…
Y. P. : Toutes les recrues de cet hiver n’ont pas connu le début de la saison. Nous arrivons avec une certaine fraîcheur. Chacun apporte quelque chose. Moi, je viens avec mon expérience, mon enthousiasme, mon plaisir d’être là, de rejouer. On sait que ce sera difficile de nous maintenir, mais on continue à y croire.
Votre signature a bousculé la hiérarchie. Comment se passe la cohabitation avec Simon Pouplin et Pierrick Cros, que vous avez devancés ?
Y. P. : Elle se passe bien. Nous sommes des professionnels, nous savons que la concurrence existe. Je peux comprendre qu’ils soient déçus. Il y a un choix qui a été fait par l’entraîneur.
Avez-vous envisagé, avant de signer à Sochaux, de ne plus jamais rejouer ?
Y. P. : Non ! Si cela avait été le cas, je ne me serais pas battu comme je l’ai fait, pour montrer que je pouvais rejouer au niveau professionnel. Cela ne pouvait pas se terminer comme ça ! J’ai d’abord travaillé tout seul dans une salle de sport. Puis je me suis entraîné à Dijon (Ligue 2), puis à Vannes (National) pour revenir, pour tenter de retrouver une équipe. Ces deux clubs m’ont accueilli pendant plusieurs semaines l’année dernière, et je les remercie encore. Avec eux, tout était clair dès le début. Je n’étais là que pour m’entraîner, retrouver des sensations. Cela m’a vraiment fait du bien. Avant de signer à Sochaux, j’avais fait un essai à l’AC Ajaccio, mais pour des raisons d’effectif, cela n’avait pas pu se faire. Aujourd’hui, je suis à Sochaux, et les dirigeants ont fait un pari en me proposant un contrat. C’est un très beau geste, et je veux en être digne.
Pendant ces longs mois, avez-vous reçu beaucoup de soutien du monde du football ?
Y. P. : Non, mais cela ne m’étonne absolument pas. Je connais très bien ce milieu, vous savez… mais comme je n’attendais rien, je n’ai pas été surpris. Le plus important à mes yeux, c’était d’être soutenu par ma famille, mes amis. Mentalement, moralement, cela m’a fait beaucoup de bien, notamment dans les moments les plus difficiles. Cela aide à tenir. Il y a des joueurs avec qui j’ai pu évoluer qui, eux aussi, étaient présents. Ils venaient régulièrement aux nouvelles.
Vous avez été licencié de Toulouse en mai 2012…
Y. P. : (Il coupe) Mon contrat devait prendre fin en juin 2013. J’ai saisi la justice, mais comme la décision est attendue à la fin du mois de mars, je préfère ne pas trop en parler. Je dirai ce que j’ai à dire le moment venu… »
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