Jenson, quels sont vos sentiments avant d'attaquer cette saison ?
Jenson Button : Je n'ai pas tellement dormi cette semaine, je dois avouer. C'est génial de commencer ici, à Melbourne, selon moi. C'était le premier objectif. Et puis, nous sommes dans une bien meilleure position que la plupart des gens pensaient. C'est donc sympa de débuter sur une note positive.
C'est une grosse excitation. Votre père dit que vous avez du prendre des tranquilisants.
J.B. : Ordinairement, une bouteille de vin rouge suffit. Mon père parle trop. Il est très excité en ce moment. C'est difficile… Tous les autres teams ont beaucoup testé cet hiver, mais pour nous ça a été condensé sur les deux dernières semaines. Nous avons fait les tests et le travail de simulation à fond, les deux dernières semaines ont donc été très chargées. Nous avons traversé des moments très durs cet hiver mais l'équipe est restée solide et nous avons prouvé la fiabilité de la voiture dès sa sortie.
Vous êtes passé par tous les états mais vous avez toujours cru que vous auriez un volant...
J.B. : Il n'y avait pas réellement une option en laquelle on ne pouvait pas croire. Quand j'ai appris la nouvelle en novembre dernier, ce fut un énorme choc. On peut le prendre comme on veut, ça ne change rien. Je suis donc resté en contact avec le team pendant tout l'hiver. Certains jours ça allait, d'autres non. Mais ça s'est bien terminé.
Quelle est l'ambiance dans le team ?
J.B. : Aussi bonne que vous pouvez imaginer. Mais quand j'y suis allé en novembre dernier, le jour après que j'ai appris que nous pourrions ne pas courir cette année, l'ambiance était déjà bonne. Je me suis promené dans l'usine le moral un peu à plat. Je pensais trouver des gens bouleversés et pas d'esprit positif, mais rien de tout ça en fait. Ils faisaient tous leur boulot comme avant l'annonce et ils savaient qu'ils construisaient quelque chose de bien. Ils ont fait du super boulot. C'est super de faire partie de cette équipe. Ils ont mis tout leur coeur et toute leur âme dans la nouvelle voiture.



Imago






















