Jenson, vous êtes en pole position pour la première fois depuis Melbourne 2006. Tout le monde misait sur vous pour la pole, j'imagine que c'était facile.
Jenson Button : " Les cinq-six derniers mois ont été si durs pour nous. Etre sans volant, sans avenir en F1 et se retrouver là, en pole, est tout simplement incroyable. Vraiment. Tout le mérite en revient à l'équipe, à Ross [Brawn] et à Nick [Fry], qui ont rendu ça possible. Nous le méritons après ces mauvais moments que nous avons vécus."
A quoi pensiez-vous lorsque vous avez débuté la séance de qualification ?
J.B. : "Ce matin, notre vitesse était plutôt bonne avec les deux types de pneus. J'étais assez content. Mais nous ne savions pas quelle allait être notre place avant d'aller en qualification. En Q1 et Q2, je me suis retrouvé 0.2 sec et 0.1 sec derrière, mais j'avais des difficultés avec une faible charge d'essence pour diverses raisons. Nous avons rajouté de l'essence et la voiture est devenue plus normal. Dans un sens, c'est pas mal. Ça ne peut qu'aider pour la course."
Parlez-nous de la transformation entre la saison 2008 difficile et celle-ci où vous arrivez avec une voiture compétitive ?
J.B. : "Ça faisait longtemps que je n'avais pas piloté une voiture compétitive. Ça remontait à 2006, lorsque j'avais fait la pole ici. Ça a été très difficile et il y a beaucoup de personnes qui sont restées ce qui est fantastique mais il y en a aussi quelques unes qui sont parties, qui ne croyaient pas en nous. La seule chose importante est que celles qui restent croient toutes en nos chances. Nous l'avons prouvé avec cette voiture et je pense que nous avons tous les deux (avec Rubens) fait du très bon boulot ce week-end. Vous pouvez toujours dire que la voiture est très bonne mais il faut ensuite aller chercher les bons chronos. C'est un très bon début mais ce n'est pas le moment le plus important du week-end."
Avez-vous un jour imaginé que tout cela serait possible et se dire après les essais hivernaux "Nous sommes très bons" ?
J.B. : "Les essais ont été bons. Je n'ai passé que trois jours dans la voiture et se sentir si à l'aise en si peu de temps, c'est très inhabituel. Vous ne voulez pas être trop excité, on vous dit toujours que vous ne devriez pas penser à des pole positions ou aux victoires, mais après tout pourquoi pas ? Cela ne change rien. C'est tellement bon d'arriver optimiste à un week-end de course. Vous n'avez pas besoin de laisser quiconque connaître vos ambitions ou vos pensées. Les autres équipes ont été plus compétitives que ce que je pensais, donc ça a été un peu plus dur que ce que j'avais prévu mais on a besoin de concurrence et c'est très bien d'être en pole."
Vous dites que vous étiez surpris que vos rivaux soient si proches de vous. Cela signifie que vous étiez persuadés avant la qualification que ça allait se jouer entre vous et Rubens ?
J.B. : "C'est toujours ce que l'on espère mais en regardant les essais, je m'attendais à ce que notre rythme soit relativement bon et il l'a été. Je pensais qu'il serait plus élevé et lorsque la voiture derrière vous n'est qu'à deux dixièmes, ça reste très proche. Mais non, je ne m'attendais pas à ce qu'on soit beaucoup plus rapide. Il est vrai que certains concurrents semblaient avoir un rythme proche du nôtre et c'est ça qui m'a le plus étonné."
Qu'est-ce qui sera la clé dimanche : les pneus ou les freinages ?
J.B. : "J'ai un peu lutté avec les deux. Les freinages sont une partie de la clé car c'est un peu bosselé ici. Les pneus sont très durs, spécialement lorsqu'il fait un peu plus frais et c'est très dur de les monter en température. Quant aux pneus tendres, il est difficile de les préserver du grainage. La course va être très dure et la gestion de l'usure des pneus va être l'un des points cruciaux. C'est quelque chose sur quoi nous avons travaillé avec cette voiture durant la nuit pour économiser au maximum les pneus."
La meilleure voiture équipée du KERS n'est que 7e. Etes-vous surpris ou avez-vous une explication ?
J.B. : "La question est qu'est-ce que cette voiture aurait donné sans le KERS ? Et on ne connait pas la réponse. Qui est septième ? Je ne le sais pas (ndlr : Massa). Nous n'utilisons pas le KERS pour plusieurs raisons. D'après ce que j'ai entendu, le KERS apporte un gain de deux ou trois dixièmes par tour sur les circuits où il y a de longues lignes droites. Ce circuit n'en a pas et peut-être qu'en arrivant sur un circuit comme la Malaisie, on verra un peu plus la différence. Mais pour le moment, on doit simplement attendre."



DPPI























Bon dans 8h DEBOUT TOUT LE MONDE ! :DLe 28/03/2009 à 23:18