Après Brawn GP, Red Bull Racing est entré à son tour dans le cercle des écuries victorieuses cette année en marquant de son sceau le Grand Prix de Chine, 3e manche du Mondial, d'un doublé de fort belle facture. Dimanche, à Shanghai, Sebastian Vettel a livré un copier-coller parfait de sa chevauchée fantastique italienne de l'an passé. Comme à Monza, l'Allemand de 21 ans est parti en tête et a dominé le peloton sous la pluie.
Avec l'assurance qui fait sa marque de fabrique, "Baby Schumi" - surnom "inventé par les journalistes" qu'il déteste mais qui lui colle à la peau, s'est même permis de régler Jenson Button dans les derniers tours alors qu'il avait juste à attendre que la Brawn rentre ravitailler pour repasser logiquement devant. L'Anglais, N.1 au classement de la Fédération internationale de l'automobile, a livré un beau duel à l'Australien Mark Webber, qui a magnifié la réussite de l'écurie de Milton Keynes en prenant la 2e place. Dietrich Mateschitz, homme d'affaire autrichien spécialisé dans les coups marketing, peut se frotter les mains : la Chine et ses 1,4 milliards de consommateurs potentiels était sûrement l'endroit rêver pour faire exploser la notoriété de sa boisson énergétique.
"C'était la bonne décision de démarrer derrière la safety car : il y avait pas mal de flaques d'eau et, même si ça allait à certains endroits, j'avais pas mal d'aquaplanage à chaque tour, plus ou moins selon l'intensité de la pluie", a commencé par expliquer le génie, en référence aux neuf premiers tours de course sous régime de neutralisation. "Ce fut très dur pendant toute la course. Moi et Mark Webber savions être sur une stratégie à un premier relais cours (seule la Renault d'Alonso était plus légère au départ), il fallait donc attaquer au départ pour se détacher du peloton. Nous y sommes parvenus. Ce fut une course très difficile, je le répète, avec beaucoup d'aquaplanage. Parfois je ne faisais juste que rattraper la voiture pour la maintenir sur le circuit, tout en essayant de m'enfuir, tour après tour. Mais j'étais dans les meilleures conditions possibles, sans voiture devant moi. Ce fut confortable de ce point de vue pendant à peu près toute la course. L'aquaplanage était un problème, spécialement dans le dernier virage. Il est en légère montée et l'eau coulait. A certains endroits, je ne contrôlais rien. Je tentais de ne pas rétrograder ou freiner trop violemment. Il fallait être très prudent à chaque tour".
"Nous avons marqué autant de points qu'il nous était possible" , a estimé Jenson Button, 3e devant son coéquipier Rubens Barrichello, et qui reste en tête de la série, avec 21 points soit six de plus que le vétéran brésilien. "Les conditions étaient assez folles avec des rivières partout sur le circuit qui changeaient à chaque fois qu'on y revenait. Le dernier virage, en particulier, était comme un lac et il était impossible de freiner. Je me débattais avec l'aquaplanage et les pneus se tordaient dans tous les sens car je ne pouvais les monter correctement en température. J'ai eu une bonne bagarre, de plusieurs tours, avec Mark Webber mais je n'ai pu rester avec lui. Nous ne pouvions battre les Red Bull et félicitations à Sebastian et Mark pour ce super résultat".
Alerte rouge
Ross Brawn a reconnu avec sportivité sa première défaite : "Avec une charge de carburant comparable, Vettel et Webber se sont échappés" , a dit le propriétaire éponyme et directeur technique de l'écurie, rivée à la première place du classement Constructeurs (36 points contre 19,5 à Red Bull).
La suite du classement est encore constituée de voitures rangées par deux, avec les McLaren de Heikki Kovalainen et Lewis Hamilton, 5e et 6e. Le Finlandais a souligné la visibilité "incroyablement faible" et le champion du monde britannique a reconnu avoir "détruit assez vite" ses pneus et "commis un peu trop d'erreurs".
Le bilan des Gris reste néanmoins nettement plus présentable que celui de Ferrari, qui n'a toujours pas ouvert son score au championnat. Felipe Massa a stoppé sa F60 au 21e tour suite à une panne électrique, et Kimi Räikkönen, 9e, disposait d'une puissance parfois défaillante et manquait une fois de plus de grip.
Résultat vierge également pour Renault, pour des raisons différentes. L'équipe a basé le premier pit stop de Fernando Alonso sur une neutralisation prolongée- en fait abrégée -et Nelson Piquet "le jardinier" n'a pas été plus au niveau qu'en qualification.
Un mot enfin sur Sébastien Bourdais. 11e, parfois à la faute, le Français est incontestablement sorti affaibli du week-end face à la performance de son coéquipier suisse Sébastien Buemi, 8e après avoir crânement défié Kimi Räikkönen ou Lewis Hamilton.



AFP






















Mais retient-il seulement ses erreurs??Le 19/04/2009 à 19:55
Mais ils n'ont ni le même chassis (merci Adrian Newey), ni les mêmes pilotes, ni les memes stratèges.Le 19/04/2009 à 17:02
Alors oui Bourdais a eu des opportunités manquées (dépot de bilan Arrows, ...), mais il commence tard, et il manque d'un petit peu de chance aussiLe 19/04/2009 à 14:37
et moi je suis super content, vive renault et ferraro au dodoLe 19/04/2009 à 13:48
Je pense que si RedBull voulait l'hymne autrichien, ils l'auraient joué.Le 19/04/2009 à 13:11