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Magny-Cours contre-attaque
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Publié 05/04/2012 à 11:21 GMT+2
Et si le Grand Prix de France était finalement organisé à Magny-Cours ? Alors que le projet du circuit HTTT Paul-Ricard du Castellet était sur le point de faire l'unanimité, sous la forme d'une alternance avec le Grand Prix de Belgique Spa-Francorchamps, le circuit nivernais est entré dans la danse.
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Tout était carré, défini et l'accord à venir avec Bernie Ecclestone allait permettre d'officialiser la tenue d'un Grand Prix de France, dès 2013 et un an sur deux, au Castellet. Et puis Magny-Cours s'est rebellé. Théâtre du GP français de 1991 à 2008, le circuit de Nevers pourrait coiffer le circuit HTTT Paul-Ricard au poteau et accueillir une course de Formule 1 dès la saison prochaine, et chaque année.
Le département de la Nièvre et la région Bourgogne travaillent depuis quelques mois à la relance de leur candidature. Un groupement d'intérêt public a vu le jour en ce sens, et les partisans d'une victoire de Magny-Cours dans la course à l'organisation d'un Grand Prix comptent sur le soutien indirect de Bernie Ecclestone en personne, ce dernier étant un ami de Guy Ligier, l'ancien patron d'écurie qui, lui, soutient activement le projet.
La Belgique comme alliée du Castellet
"J'ai eu Bernie Ecclestone au téléphone plusieurs fois à titre amical. C'est plus facile pour moi, on a gardé des relations, avoue Guy Ligier dans les colonnes de L'Equipe. Téléphoner à Bernie, c'est ma façon d'aider." Si un accord entre Magny-Cours et la FIA impliquerait notamment des travaux de reconstructions des stands, les investissements à réaliser seraient néanmoins beaucoup moins lourds qu'au Castellet. Et la capacité de 140 000 spectateurs, soit le double du circuit HTTT Paul-Ricard, est un argument de poids.
La décision pourrait aussi dépendre de l'identité du futur président de la République. François Fillon défend ardemment le projet varois, tandis que la Bourgogne est dirigée par François Patriat, sénateur et président PS du conseil régional mais surtout proche de François Hollande. Le Castellet pourrait néanmoins, en cas de défaite de Nicolas Sarkozy face au candidat socialiste à l'élection présidentielle, recevoir un soutien étranger.
La volonté de Serge Saulnier, président de la société d'exploitation du circuit de Magny-Cours, de faire du GP de France un événement annuel est en effet contraire aux voeux de la Belgique, qui souhaitait une association Castellet-Spa Francorchamp. C'était le deal, et si le clan nivernais décrochait le pactole, l'idée d'une alternance avec un GP de Belgique risquerait fort de voler en éclats (le circuit belge ayant besoin de cette alternance pour survivre financièrement). Et quand on sait combien Spa-Francorchamps est populaire chez les pilotes, à l'inverse de Magny-Cours qui fait constamment débat...
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