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Bahreïn annule son GP
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Publié 21/02/2011 à 17:04 GMT+1
Les autorités bahreïnies ont renoncé lundi à organiser la 1re manche du Mondial de F1, le 13 mars à Sakhir, en raison de l'insécurité liée aux soulèvements populaires des derniers jours. Le GP d'Australie ouvrira la saison le 27 mars, à Melbourne.
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Les autorités bahreïnies ont acté lundi l'impossibilité d'organiser un Grand Prix de Formule 1, les 11, 12 et 13 mars prochain à Sakhir, pour des questions de sécurité et d'urgence démocratique. "Le Circuit international de Bahreïn a annoncé ce jour (à la FIA) que le royaume de Bahreïn s'était retiré de l'organisation du Grand Prix de F1 cette année afin que le pays puisse se focaliser sur le processus de dialogue national", ont fait savoir lundi les promoteurs, dans un communiqué.
Depuis le 14 février, la petite monarchie du Golfe, grande comme Paris et sa petite couronne, habitée par 1,2 million de personnes, est le théâtre de protestations à caractères politique et social qu'elle a violemment réprimées. Ce lundi, une septième victime a été recensée dans la capitale Manama. La personne tuée avait été touchée par une balle dans la tête vendredi soir lors de heurts qui auraient fait 95 blessés, selon les opposants. Samedi, le prince héritier Salman ben Hamad Al-Khalifa avait lâché du lest, ordonnant à la police et aux militaires de rester à l'écart des manifestants, et proposé d'ouvrir des discussions avec l'opposition. Celle-ci réclamait l'instauration d'une monarchie constitutionnelle, estimant que le prince héritier d'obédience sunnite servait mal un pays peuplé à 70% de chiites. Sa principale demande était de pouvoir élire un Parlement duquel serait issu un chef du gouvernement. Car depuis 1971, ce poste est occupé par le cheikh Khalifa ben Salman Al-Khalifa, oncle du prince héritier. Lundi, une partie des manifestants a durci ses revendications, appelant à renverser le régime. Ceci a mis fin à toute perspective d'apaisement rapide.
"Après les évènements de la semaine passée, la priorité de notre nation est de surmonter la tragédie, guérir les divisions et redécouvrir le lien qui maintient ce pays ensemble", a dès lors fait savoir le prince Salman bin Isa Al-Khalifa.
De leur côté, les écuries étaient convenues un peu plus tôt d'annuler les essais privés à Sakhir, programmés à l'origine du 3 au 6 mars. Le circuit de Montmelo, où se sont tenus des essais de vendredi à lundi, accueillera à nouveau les bolides, du 8 au 11 mars.
"C'est évidemment décevant pour chacun impliqué dans l'organisation de l'épreuve mais il est clair que courir à Bahreïn à ce moment-là aurait été inapproprié, compte tenu des circonstances", a réagi Adam Parr, président de Williams F1. "Il est toujours de l'intention de Williams de contribuer positivement aux pays dans lesquels nous courrons, nous soutenons donc pleinement la décision du Prince d'annuler le test et le Grand Prix de Bahreïn qui devait suivre. Nous portons à présent notre regard sur le début de la saison à Melbourne et nous retournerons à Bahreïn quand le bon moment sera venu."
La saison ne comptera finalement que 19 Grands Prix, sous réserve que le circuit du GP d'Inde (30 octobre) soit homologué par la Fédération internationale de l'Automobile (FIA). La 62e saison de F1 débutera donc exceptionnellement tard. Depuis vingt-six ans, seules trois saisons ont démarré un 27 mars ou après : en 1994 (27 mars), en 2009 (29 mars) et en 1985 (7 avril).
Néanmoins, la FIA n’a pas formellement confirmé que Bahreïn n’aurait pas son GP cette année, comme c’est le cas depuis 2004. Seulement, il faudrait que le calme revienne dans un avenir proche et que le régime politique ne soit plus contesté. Ces conditions réunies, resterait à trouver une date dans un calendrier particulièrement surchargé.
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