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Prost : "Les pilotes doivent s'adapter"
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Publié 24/05/2013 à 11:09 GMT+2
Le quadruple champion du monde, Alain Prost, juge que les pilotes se plaignent trop des pneus cette année. Hormis certains épisodes extrêmes, ils doivent savoir gérer leurs gommes.
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Pour Alain Prost, l'essence même de la Formule 1 est de proposer des challenges compliqués aux pilotes, aux équipes, et qu'à ce titre, le défi pneumatique - parfois infernal - qui caractérise le Championnat du monde 2013 ne doit pas être diabolisé. En son temps, il avait ses problèmes, multiples. Il était courant qu'un moteur ou qu'une transmission casse en course, et les pneus étaient tout autant au cœur de ses préoccupations.
Invité pour la première fois depuis très longtemps en conférence de presse FIA, jeudi dans le cadre du Grand Prix de Monaco, le quadruple champion du monde de 58 ans a été questionné sur le fait de savoir, avec une bonne voiture comme lors de l'année de son premier titre, en 1985, à quel point il avait attaqué sur toutes ses courses.
"S'adapter, c'est typiquement la Formule 1"
"Je pense que c'est difficile de comparer car, évidemment, les voitures modernes sont tellement perfectionnées", a déclaré l'ex-pilote de McLaren, Ferrari et Williams, vainqueur 51 fois en grand prix. "Normalement, le pilote peut attaquer à 100% dans des conditions normales. Cette année, les pneus sont si tendres que ça rend les choses un peu différentes. A notre époque, nous devions faire attention aux freins, à la boîte de vitesses et à la consommation, et évidemment aux pneus, parfois même très attention, car le règlement était très différent. A un moment, il y avait trois types de gommes, et nous pouvions faire des combinaisons (ndlr : ce qui n'est plus le cas aujourd'hui).
"Très souvent, je courrais avec des "dur" à l'arrière et des "tendre" devant. J'ai même couru à Las Vegas, en 1981, avec des pneus de qualification devant. Ça montre qu'on ne peut pas comparer, mais ça prouve aussi qu'il faut s'adapter en tant que pilote, ingénieur, au règlement. Inévitablement, il y a des plaintes cette année. En fait, ce n'est pas si différent de l'année dernière, excepté qu'on ne veut pas voir des morceaux de gomme sur la piste provoquer des accidents. Mais à part ça, il faut s'adapter à la situation, pilotes autant qu'ingénieurs. C'est typiquement la Formule 1", a conclu l'actuel ambassadeur de la marque Renault.
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