Robert Kubica est plein de bonnes intentions. Le pilote polonais a affirmé que Fernando Alonso, actuel leader du championnat du monde et proche, avait toutes les chances de décrocher son troisième titre mondial à l'issue de cette saison. A sept Grands Prix de la fin du championnat, le pilote Ferrari possède 37 points d’avance sur son plus proche poursuivant, Lewis Hamilton, alors qu’il reste encore un maximum de 175 unités à distribuer.
"C’est un championnat très intéressant, a indiqué Kubica qui est un ami proche du pilote espagnol. Il est difficile de parler avec certitude, car l’équilibre des forces ne cesse de changer, mais il y a malgré tout toujours une constante, un pilote qui fait la différence au volant d’une voiture qui n’est parfois pas la plus rapide. Fernando a montré depuis la première course qu’il possède un avantage sur tous les autres, car il est peut-être le seul capable de faire une différence même quand sa voiture n’est pas compétitive. Il est le favori. Il est sur une autre planète et je ne vois pas qui pourrait l’inquiéter pour le titre. Après, cela reste la Formule 1, nous ne pouvons donc pas dire que la saison est déjà jouée. Mais si aucune équipe ne parvient à disposer d’un avantage conséquent sur Ferrari, alors je pense qu’Alonso a 80% de chance de gagner le championnat."
Désormais concentré sur le rallye après une absence de pratiquement vingt mois, Robert Kubica a admis qu’il était encore trop limité pour reprendre le volant d’une F1, mais son objectif reste à terme de revenir en catégorie reine du sport automobile. Le Polonais a opéré son retour sur la scène médiatique il y a une quinzaine de jours avec sa victoire au rallye Rondo Gomitolo di Lana, une épreuve régionale. Cela ne l'empêche pas de garder un oeil avisé sur la F1. Il fut d'ailleurs plein de louanges à l’égard de son ancienne écurie qui s’est confié dans une interview accordée au média italien Omnicorse.
Kubica n'oublie pas Lotus
Le Polonais estime que la reprise de l’écurie d’Enstone par le fonds luxembourgeois Genii Capital de Gérard Lopez et Eric Lux a réellement été bénéfique à l’équipe anciennement détenue par Renault. "Durant ma première année avec cette équipe, elle s’appelait toujours Renault, mais le management de Genii Capital était déjà présent. Je me suis retrouvé dans une équipe d’un constructeur qui n’en était plus vraiment une", rappelle Kubica. "Nous avons débuté la saison avec pratiquement la même voiture que l’année précédente et nous sommes malgré tout parvenus à obtenir de bons résultats, en dépit d’un budget revu significativement à la baisse et d’un retard au niveau du développement de l’auto, car nous ne savions tout simplement pas durant l’hiver si l’équipe allait continuer d’exister."
Kubica estime que l’une des forces de l’écurie dirigée par Eric Boullier est qu’elle ne soit pas attachée à un grand constructeur. Cela lui offre ainsi une plus grande efficacité au niveau opérationnel. "Maintenant, je pense que ça commence par payer. En 2010, nous pouvions déjà voir quelles étaient les forces de l’équipe. Lotus est une pure équipe de course et, de nos jours, il n’y en a plus beaucoup en F1. Si vous regardez les écuries de pointe, celles des principaux constructeurs, elles sont difficiles à diriger tellement il y a de personnes. Lotus est une équipe animée par la passion de la course, et c’est un gros avantage", a-t-il ajouté.
"Ils ont également un très bon groupe composé de quelques personnes qui savent concevoir de très bonnes voitures. Et cela se confirme cette année." Lotus, quatrième force du championnat à neuf points de Ferrari, est la seule équipe du top 5 qui n’est pas encore parvenue à monter sur la plus haute marche du podium cette saison. Mais Kubica est convaincu que la victoire est désormais à portée de main. "Si Räikkönen parvient à mieux se qualifier sur la grille, ou Grosjean à tenir le rythme de son équipier durant la course, alors ils gagneront".
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