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La Formule E à Paris - Jean-Eric Vergne : un tracé "très beau" pour un lieu "exceptionnel"

Vergne : un tracé "très beau" pour un lieu "exceptionnel"
Par AFP

Le 15/01/2016 à 13:17Mis à jour Le 15/01/2016 à 13:18

FORMULE E - Le Francilien Jean-Eric Vergne (DS Virgin) est enthousiaste à l'idée de disputer la première course de Formule E à Paris, 23 avril, sur un tracé imaginé autour des Invalides.

Que pensez-vous du tracé présenté mercredi ?

Jean-Eric Vergne : C'est un tracé plutôt rapide, technique, avec pas mal de possibilités de dépassements. C'est un circuit qui a l'air plutôt polyvalent et je ne sais pas si c'est parce que c'est dans le centre de Paris mais je l'adore déjà. On ne peut pas faire plus central qu'autour des Invalides, à moins de le faire autour de l'Etoile. C'est un endroit exceptionnel, et en plus ça va être très beau. Il y aura plusieurs types de virages grâce à la nature des rues autour des Invalides. C'est top, il y a pas mal de végétation autour, des beaux bâtiments, les grands parcs de l'Esplanade. Pour tous les spectateurs qui vont venir voir la course, c'est le meilleur endroit possible.

En tant que Parisien, serez-vous encore plus motivé ?

J.E.V. : C'est extraordinaire. Je suis né à côté de Paris (à Pontoise, ndlr) et je resterai parisien toute ma vie. Je désespérais un peu de voir un jour une course de sport auto en France. La F1, ce n'était pas envisageable. Alors avoir une course en France, dans ma catégorie, dans les rues de Paris, que demander de plus ? Peut-être la meilleure voiture pour gagner la course... Mais on travaille dur avec mon équipe et on va donner notre maximum pour aller chercher le meilleur résultat possible.

Comment se sont passés vos débuts en Formule E, fin 2014, après trois saisons de F1 chez Toro Rosso ?

J.E.V. : Je n'avais pas fait d'essais. Je suis arrivé en Uruguay une semaine après la F1 à Abu Dhabi, c'était un peu spécial. Je n'avais jamais roulé dans la voiture, jamais fait de simulateur. Je ne savais pas à quoi ressemblait la voiture, ni le circuit. Ça s'est plutôt bien passé car j'ai fait la pole position. Un tour avant la fin, ma suspension a cassé alors que je me battais pour la première ou la deuxième place. Par la suite, j'ai fait quelques podiums et j'ai eu beaucoup de soucis techniques.

Qu'est-ce qui a changé en termes de pilotage pur ?

J.E.V. : La Formule E est très difficile à conduire. Il y a beaucoup moins de grip (adhérence), elle est lourde, il n'y a pas (assez) d'appui aérodynamique. Les circuits (urbains et provisoires, ndlr) sont très difficiles, très bosselés, avec de gros vibreurs (trottoirs inclinés), les murs sont omniprésents. C'est quand même assez compliqué. Ce n'est pas de tout repos, même si les performances sont moins élevées qu'une F1, et c'est physique car on fait gaffe sans arrêt avec le volant. Ça rend le pilotage plutôt intéressant, et même extrême de temps en temps.

Qu'est ce que ce championnat peut apporter au grand public ?

J.E.V. : Le passionné est réticent au début. Et c'est un public différent de la F1. Ce n'est pas le public qui vient à nous mais c'est nous qui venons au public, en allant dans les villes. C'est un gros plus. Les gens viennent en métro ou en bus ou en vélo, c'est plutôt intéressant. La première fois, je me suis dit que je devais y aller sans aucun a priori. J'ai vraiment été surpris par le niveau des pilotes, le plateau est extraordinaire. C'est vraiment du haut niveau, donc c'est difficile de faire sa place.

La Formule E peut-elle attirer davantage les femmes, à l'image de Simona de Silvestro (pilote de l'écurie Andretti, ndlr) ?

J.E.V. : L'avantage de ce championnat, c'est qu'il peut être une porte d'entrée pour les femmes, car il est sans doute plus accessible que la F1. Et il est important pour les constructeurs, il y en a déjà plus qu'en F1 (Audi, Renault, DS, Mahindra, puis Jaguar à partir de septembre 2016, ndlr).

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