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Campbell aux commandes
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Publié 07/04/2006 à 14:45 GMT+2
Chad Campbell a pris le commandement du Masters d'Augusta après avoir rendu une carte de 67, vendredi. Le Texan devance de 3 coups un trio composé de Vijay Singh, Rocco Mediate et d'un épatant Fred Couples. Woods sauvegarde ses chances et pointe en 10e po
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Pour la 2e journée consécutive, les conditions fermes et rapides du parcours ont laissé leurs chances aux frappeurs moyens d'améliorer leur score, mais un tri a commencé à s'opérer. Les hommes des grands rendez-vous ont pris position aux avant-postes avant d'aborder le week-end. 16 joueurs dont Tiger Woods pointent à 5 coups maximum du leader.
Campbell prend la main
Chad Campbell qui avait ouvert son palmarès il y a 3 ans avec le prestigieux Tour Championship semble décidé à rejoindre le cercle des vainqueurs en Grand Chelem. Le Texan, qui en 3 participations n'a jamais fait mieux que 17e à Augusta, a rendu une carte nickel de 67. Le vainqueur en janvier du Bob Hope Chrysler Classic n'a commis qu'un faux pas, sur le 17, enregistrant 2 birdies à l'aller et 4 dont 3 consécutifs sur le retour (12, 13, 14 et 18 sur lesquels il avait précisément concédé 4 bogeys lors du 1er tour). Le 2e meilleur scoreur du circuit avant le cut (derrière Mickelson) devra maintenant montrer qu'il sait conserver tous ses moyens quand la pression commence à monter. Ses précédents résultats incitent à l'optimisme: il a remporté ses 3 titres sur le circuit avec une avance moyenne de 4 coups. Au passage il passe en Géorgie son 19e cut consécutif, seul Ernie Els fait mieux sur le circuit.
Auteurs de journées appliquées, Phil Mickelson, Ernie Els et Darren Clarke pointent à 2 sous le par, tout comme le sud-africain Tim Clark, auteur de 4 birdies consécutifs sur le retour et l'actuel n°1 européen, l'anglais David Howell.
Singh déchante
Vijay Singh a pu se croire installé confortablement dans son siège de leader après 2 birdies sur ses 3 premiers trous mais la promenade a rapidement viré au chemin de croix pour le fidjien. Deux double-bogeys consécutifs sur le 4 et le 5 l'ont ramené à la dure réalité d'Augusta et le reste de la journée lui a offert peu de motifs de consolation. Malgré 3 birdies sur le 6, le 15 et le 17, il perdra un coup sur le 11 et enregistrera son 3e double-bogey de la journée sur le 13 après avoir mis sa balle dans l'eau. Bilan: une carte de 74 qui n'annihile pas tout à fait ses efforts de la veille mais renvoit le vainqueur de l'édition 2000 dans le groupe des poursuivants.
Woods court toujours
Entre birdie et bogey le club balance. Après un premier tour passé à courir après le score et rétablir un équilibre fragile, Tiger Woods a sauvegardé l'essentiel et ménagé l'avenir. Avec une carte de 71 et un retard de 5 coups sur le surprenant Chad Campbell, le tenant du titre pointe à la dixième place, qu'il partage avec six autres joueurs, dont Padraig Harrington et Retief Goosen. Le n°1 mondial est toujours en délicatesse avec la distance et le putting. Il place tout de même 3 birdies, dont un sur le 4 (Flowering Crab Apple, 216m, le par 3 le plus long du parcours dont le green immense est défendu par deux bunkers). Ne parvenant pas à trouver les bons réglages, Woods a pratiqué un jeu hésitant, inversant la table des valeurs. Un grand jeu trop court, un petit jeu trop long lui valent 3 bogeys, dont un sur le fameux 11. Augusta ne souffre pas ce type de fluctuations. Au jeu des sautes d'humeur, le parcours se montre plus malin que le golfeur.
A ne pas caresser les greens dans le sens du grain, Woods se met en difficulté mais n'hypothèque pas définitivement ses chances de revêtir une 5ème fois le blaser émeraude. Visiblement gêné par l'aridité du climat régnant sur la Géorgie - la chaleur et la sécheresse accentuant la rapidité des greens déjà redoutables - Tiger Woods s'est montré fébrile devant des pentes extrêmement difficiles à lire.
Entre ombre et lumière
Le jeu incessant de l'ombre avec la lumière sur les surfaces lisses a considérablement déstabilisé le félin. Le côté obscur de sa force (l'état de santé de son père s'aggravant de jour en jour) a pris le pas sur le jeu éclairé qu'il pratique d'habitude. Manque de réalisme, de sensations certainement, le Tigre devra sortir les griffes pour rester collé au pack des cadors. Tout espoir est cependant permis. L'an passé, à l'issue du deuxième tour, l'homme aux 10 majeurs accusait 6 coups de retard sur le leader avant de s'imposer.
Levet à la trappe
Le miracle n'a pas eu lieu pour Thomas Levet. Après son 78 du 1er tour, le français était au pied du mur. Et malgré une carte sous le par (71, 4 birdies, 3 bogeys), il échoue à 2 coups de la ligne du cut et quitte le tournoi avant le week-end, comme lors de sa 1ère participation en 2003.
Bonheur et malheurs sur le 11
White Dogwood fait encore parler de lui. Le premier trou de l'Amen Corner, dont l'extension à 462m a alimenté les critiques envers les organisateurs avant le tournoi, a soufflé aujourd'hui le chaud et le froid. Peu amène pour les participants (moyenne de score de 4.5 pour un par 4), le trou le plus difficile d'Augusta n'a autorisé que 5 birdies depuis le début du tournoi mais il a offert un eagle inespéré à Rory Sabbatini, le 4e seulement dans l'histoire du Masters. L'actuel leader de l'ordre du mérite du circuit de l'US PGA a rentré directement son 2e coup depuis le fairway à 198m. Charles Howell y a été moins heureux. Le natif d'Augusta, en 3 dans le bunker de green, a mis 4 coups pour s'extraire du sable. La sanction: un quintuple-bogey et à la fin de la journée une place de dernier pour l'ancien champion universitaire américain.
Les anciennes gloires ont de beaux restes
Ben Crenshaw, le double-vainqueur de l'épreuve (1984 et 1996) a passé le cut pour la 1ère fois depuis 9 ans. Le texan a signé 2 cartes de 71 et 72 et pointe en 10e position.
Fred Couples n'a jamais raté un cut à Augusta en 22 participations mais il ne se contentera pas de faire de la figuration ce week-end. Le vainqueur de l'édition 1992 reste à portée d'une 2e titre après un très bon 70 . L'ancien n°1 mondial, qui est toujours un des plus longs joueurs du circuit et un connaisseur hors-pair des subtilités du parcours, partira ce samedi dans l'avant-dernière partie.
Les amateurs renvoyés à leurs études
Aucun des 5 joueurs amateurs engagés dans cette 70e édition n'a passé le cut. Le mieux classé, Brian McElhinney (dernier vainqueur du British Amateur), finit 76e à +11. Il devance de 2 coups le Champion des Etats-Unis en titre, l'italien Edoardo Molinari, qui gardera le souvenir précieux de deux parties jouées en compagnie du n°1 mondial, Tiger Woods.
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