Voilà un tournoi préliminaire bien bouclé par les Bleus qui ont réussi à terminer premiers de leur groupe. Ce ne fut pas chose simple et évidente : quelques frayeurs contre la Grèce ou encore l'Egypte battues in extremis ont failli mettre à mal les espoirs de qualification en quart de finale. Match qui se jouera face à la Russie, vainqueur de l'Islande (34-30) en fin de journée.
C'était LE match à ne pas perdre
Les Français le savaient : face à leurs voisins germaniques qu'ils connaissent bien, "tout faux-pas se serait payé cash" annonçait Guillaume Gille. Ce dernier, arrière de l'équipe d'Hambourg, avec son frère Bertrand Gille, pivot, ce match avait donc une résonance particulière. C'était LE match à ne pas perdre. Cette victoire contre l'Allemagne (27-22) aura eu ainsi le mérite de chasser les doutes et de prendre confiance face à une équipe qui vise la médaille d'or.
Même si les vice-champions du monde et champions d'Europe en titre ont fait de la résistance pendant les trois quarts du jeu (12-11 à la pause), ils n'ont pas réussi à contenir les assauts français et à forcer une défense sereine devant un Thierry Omeyer plus impérial que jamais. De bon augure pour la suite de la compétition.
ILS ONT DIT
Michaël Guigou (ailier de l'équipe de France): "On a bien commencé le match par rapport aux débuts des matches effectués contre des équipes moins fortes. C'était bien qu'on commence à prendre le rythme et la température de la compétition. En deuxième mi-temps, on a réussi à leur poser (aux Allemands) pas mal de difficultés en étant dangereux deloin et en trouvant des solutions avec les pivots."
Nikola Karabatic (arrière de l'équipe de France): "C'était un match très important, contre l'équipe la plus dure, avec le plus haut niveau. Aussi c'était important parce qu'on était restés sur des victoires un peu mitigées. On avait vraiment à coeur de gagner ce soir (dimanche) et d'offrir un bon jeu. C'est vraiment un bon match, c'est bon pour le moral. Maintenant, il faut rester sur cette note et enchaîner les quarts de finale."
Grégory Anquetil (ailier de l'équipe de France): "Aujourd'hui, j'ai l'impression que tout le monde avait envie d'aller vers le but. A chaque fois qu'il y en avait un qui avait la balle, il représentait un tel danger que les Allemands ont perdu un peu la tête. Tout le monde a pris le match dans le bon sens. La préparation a été très bonne, l'entame également, c'est le premier match où on commence bien. Et comme par hasard, c'est contre les champions d'Europe. On passe notre temps à s'aligner sur l'équipe adverse. Maintenant, il n'y aura que des bonnes équipes jusqu'au bout, j'espère qu'on va présenter ce visage à tout moment."
Claude Onesta (Sélectionneur de l'équipe de France): "Je suis content de ce que l'équipe de France a réalisé aujourd'hui. Depuis le début du tournoi olympique, c'est la première rencontre de qualité que nous réalisons. Le collectif vient de montrer qu'il était capable de gagner sans Jackson Richardson. La force de notre équipe est la qualité de son effectif. Chez nous, tout le monde est utilisable. Aujourd'hui, nous en avons donné la preuve".
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