Encore sous le coup de son élimination en quart de finale, l'équipe de France masculine s'est offert un petit bonheur matinal en s'imposant (29-27) face à l'Espagne, en match de pré-classement pour les places 5 à 8, vendredi. Néanmoins, comme le résumait Claude Onesta, le sélectionneur de l'équipe de France, " C'était un match qui ne servait pas à grand-chose.
Un match entre deux équipes en souffrance." Un match presque pour du beurre entre deux favoris déçus, en triste représentation dans une salle d'Helliniko quasiment vide. A l'image de l'affluence, le début de partie des Bleus était loin d'être convaincant. Pertes de balle non provoquées en attaque, mauvaises transmissions. Les Espagnols prenaient ce match pour aucune médaille par un meilleur bout, profitant de la passivité des défenseurs sur leur avants (4-6, 7-12, 20e).
Les bonnes rentrées des arrières Karabatic et Burdet remettaient les Français d'aplomb. Ils revenaient à un but à la 25e avec une défense revigorée, avant d'en accuser deux de retard à la pause (11-13). Grâce à un Burdet toujours inspiré à la reprise, les Français collaient à la marque malgré de nouvelles pertes de balle en attaque (17-19, 41e). Richardson et Girault y allaient de leur contre-attaque mais l'Espagne perforait toujours aussi aisément la défense (20-23, 48e). Burdet et Girault, de nouveau, étaient les artisans de l'égalisation (23-23, 51e).
Un autre match s'engageait alors dans lequel les Français, tardivement libérés, se montraient plus percutants en attaque (27-25, 58e). Fâchés d'avoir gâché leur pécule, les Espagnols étaient de plus en plus nerveux. Cette énergie négative les desservait et les Français gagnaient finalement le droit de disputer samedi le match pour la 5e place. Un succès qui rend le goût de la plus défaite face aux Russes en quart de finale encore plus amer constate Guéric Kervadec, "Si on gagne le prochain match ce sera paradoxal car on n'en aura perdu qu'un seul mais c'était le plus important".
- Sur ce sujet





















