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Karabatic, le Bleu au bras dormant


Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 19/01/2012 à 00:43 -
Par Eurosport - Le 19/01/2012 à 00:43
A la peine contre l'Espagne lundi, Nikola Karabatic n'a pas pesé sur le jeu contre la Russie (28-24), mercredi. Mais Claude Onesta, qui avait décidé de ne pas titulariser le joueur de Montpellier, n'est pas inquiet : "Quand Nikola va y arriver, ça va être douloureux pour l'adversaire".

Quatre buts. Trois contre l'Espagne et un contre la Russie. Voilà le bilan affiché par Nikola Karabatic en Serbie après les deux premiers matches de l'équipe de France. Autrement dit, pas grand chose. Habitué à jouer les premiers rôles chez les Bleus, le Montpelliérain a du mal à exister depuis le début de la compétition. Sur sa terre natale, "Niko" a du mal à se libérer et n'est pas encore parvenu à montrer son vrai visage. Celui qui lui permet aujourd'hui d'affirmer, sans hautaineté possible, qu'il fait partie des trois meilleurs joueurs de la planète.

Incapable de forcer le verrou ibère, souvent contrarié par les arbitres, qui ne lui ont pas laissé passer grand-chose, mais également coupable de pertes de balle, Karabatic n'avait passé que 45 minutes sur le parquet de Novi Sad, lundi. Contre la Russie, ce mercredi, le match a débuté sans lui, Claude Onesta préférant le remplacer par Daniel Narcisse au poste de demi-centre. Un choix tactique payant au vu du rendement du joueur de Kiel (6 buts et 5 passes décisives). Décision du coach ou demande express du joueur lui-même ? "Je ne l'ai pas puni, ce n'est plus un enfant. C'est seulement qu'il est moins là en ce moment", a commenté le sélectionneur tricolore. "On n'est pas naïf. On connaît Claude. On s'en doutait un peu quand il a donné sa composition d'équipe cinq minutes avant le début du match", nous a expliqué de son côté, Jérôme Fernandez. "C'était un choix tactique. Daniel et moi-même sommes plutôt en jambes depuis le début de la préparation. Il a voulu nous associer, a rajouté le Toulousain. Cela ne lui pose pas de problème de mettre Niko sur le banc si ça ne va pas".

"Quand Nikola va y arriver..."

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Ce n'est qu'après un quart d'heure de jeu, alors que la France menait de quatre buts (7-3), que le natif de Nis, en Serbie, a fait son apparition sur le parquet. Face aux rugueux défenseurs russes, Karabatic a de nouveau souffert. Rarement soutenu par le corps arbitral, le Français a souvent goûté au sol du Spens Sports Center, notamment juste avant la pause et un bon tampon d'Alexander Chernoivanov. Un traitement de faveur auquel il est habitué, notamment en Ligue des Champions. Face aux Russes, Karabatic n'a quasiment jamais pu faire parler sa puissance, notamment lorsqu'il tente de pénétrer en force les défenses.

A la peine sur les phases offensives (un tir réussi sur trois tentatives), son implication en défense n'est pas à remettre en cause. Tout n'est pas à jeter évidemment. Claude Onesta, qui ne s'est pas dit "complètement rassuré" après cette première victoire, ne se fait pas de mouron pour celui qui a été désigné meilleur joueur du dernier Mondial. Son joueur devrait rapidement rebondir. "On n'est pas inquiet. Quand Nikola va y arriver, ça va être douloureux pour l'adversaire". La Hongrie sait à quoi s'attendre si Nikola redevient Karabatic vendredi à Novi Sad.

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