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Hand - Euro 2016 : L'Espagne défiera une Allemagne renaissante pour un premier titre européen

L'Espagne défiera une Allemagne renaissante pour un premier titre européen
Par AFP

Mis à jourLe 30/01/2016 à 00:31

Publiéle 30/01/2016 à 00:24

Mis à jourLe 30/01/2016 à 00:31

Publiéle 30/01/2016 à 00:24

Article de AFP

L'Espagne, victorieuse de la Croatie vendredi soir (33-29), affrontera l'Allemagne, tombeuse de la Norvège (34-33), en finale du championnat d'Europe. Et il n'y aura qu'un seul vainqueur - et successeur des Bleus - dimanche entre ces deux places fortes du handball mondial.

Après neuf ans d'absence, l'Allemagne a renoué avec la finale d'une compétition majeure, en battant la Norvège à l'Euro 2016 où elle retrouvera l'Espagne, victorieuse de la Croatie vendredi soir à Cracovie. La Roja a fait plier la sélection balkanique (33-29) dans les sept dernières minutes, après le succès au forceps de la Mannschaft contre la valeureuse équipe nordique (34-33 a.p), présente pour la première fois dans le dernier carré d'un grand tournoi.

La finale, dimanche (17h30), opposera donc deux places fortes du handball : l'Espagne, deux fois championne du monde (2005, 2013) mais encore jamais victorieuse de l'Euro malgré trois finales (1996, 1998, 2006), à l'Allemagne, lauréate de l'épreuve en 2004.

Si la Roja, médaillées de bronze de la précédente édition, faisait partie des plus sérieux prétendants au trophée, l'Allemagne semblaient loin du compte au début de la compétition. Depuis le titre mondial conquis à domicile en 2007, elle n'avait plus connu les joies d'une finale. Et il aurait été bien audacieux de l'imaginer à ce niveau tant elle était décimée à son arrivée en Pologne, avec notamment l'absence de sa vedette, et futur ailier gauche du PSG, Uwe Gensheimer.

Le miracle allemand

Seuls cinq joueurs présents l'an passé au Qatar lors du Mondial (7e) avait fait le déplacement. Et pour ne rien arranger, la Mannschaft avait perdu ses deux éléments essentiels, l'arrière droit Steffen Weinhold et l'arrière gauche Christian Dissinger, avant le match décisif contre le Danemark mercredi sur la voie des demi-finales.

Cela ne l'avait pas empêché de l'emporter contre les vice-champions d'Europe en titre (25-23). Le mérite revient à ses jeunes joueurs (24 ans et demi de moyenne d'âge) et à son entraîneur, l'Islandais Dagur Sigurdsson, qui ont réalisé des miracles malgré les remaniements incessants.

Après sa défaite inaugurale contre... l'Espagne (29-32), l'Allemagne avait tout gagné en phase de poules, prolongeant le rêve dans un match à suspense contre la Norvège. Malgré le 10/10 (7 sur pénalty) de l'ailier droit Tobias Reichmann, les Allemands n'ont jamais vraiment réussi à se détacher, subissant les attaques rapides des Nordiques, tombeurs de la France (29-24), championne en titre de tout (Euro, Mondial, JO) au tour précédent.

L'Espagne favorite pour une première

Leur pivot Bjarte Myrhol (5 buts) ainsi que leurs ailiers Kristian Bjornsen (8) et Magnus Jondal (5) ont été efficaces, sans toutefois réussir à tuer le match. Le jeune ailier gauche allemand de Kiel Rune Dahmke, 22 ans, a arraché les prolongations grâce à un but à vingt secondes de la sonnerie. Le suspense a tenu jusqu'à ce que l'arrière Kai Häfner (5 buts) ne délivre les siens.

L'Espagne, elle, n'a pas eu à prolonger les débats. Jusqu'à la 52e minute, la Croatie, emmenée par son arrière droit Ivan Sliskovic (6 buts), était encore au contact (27-26). Mais les Ibères ont accéléré pour les faire plier en s'appuyant sur l'ailier droit du FC Barcelone Victor Tomas, auteur de trois buts en à peine deux minutes (5 au total).

Les Espagnols rêvent maintenant de soulever pour la première fois le trophée continental. Ils partiront avec un léger avantage, ayant battu l'Allemagne lors de leur match inaugural. Mais depuis, la Mannschaft n'est plus la même équipe.

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