Montpellier est devenu le maître absolu du handball français en s'octroyant pour la huitième fois le titre de champion de France, un nouveau record.
Autour de la plupart des anciens joueurs réunis pour l'occasion, Montpellier a également fêté le départ du jeune arrière international Nikola Karabatic, transféré à Kiel (Allemagne). "Ce titre a une valeur historique d'autant que peu de clubs ont été aussi dominateurs que nous sur une aussi courte période", savoure l'entraîneur et manager Patrice Canayer, véritable homme providentiel d'un club de vingt-trois ans.
Canayer, l'homme de tous les records
Depuis l'arrivée de cet homme de 44 ans, l'année du premier titre décroché devant l'OM-Vitrolles en 95, Montpellier s'est doté d'un palmarès sans égal en France. Outre ses huit titres, il compte six Coupes de France et surtout une Ligue des champions (2003) dont il est le seul détenteur dans le handball tricolore.
Montpellier est aussi le premier club à être sacré quatre fois d'affilée. "Malgré une saison marquée par les jeux Olympiques et le Mondial, l'équipe a eu la capacité d'enchaîner la Ligue des champions et les échéances nationales sans jamais invoquer la fatigue", souligne Patrice Canayer.
En 2001, au lendemain des JO de Sydney et du titre mondial obtenu par l'équipe de France, Montpellier avait abandonné le titre à Chambéry, le seul perdu depuis 98. "Cette régularité au plus haut niveau repose sur l'âme qui habite cette équipe et ce club" , retient le capitaine Laurent Puigségur, l'un des trois joueurs avec Grégory Anquetil et Andrej Golic à avoir vécu toute l'aventure.
Un budget à la hauteur
"La force de Montpellier provient d'un ensemble de choses indissociables. De l'état d'esprit dont nous sommes garants avec Grégory Anquetil et Laurent Puigségur, du talent des jeunes Guigou ou Kabengélé, du professionnalisme et du travail de tous" , souligne Golic.
En onze saisons, Montpellier a doublé son budget, aujourd'hui de 3M d'euros, s'est imposé une rigueur financière et a aménagé sans cesse ses structures. Premier club français à construire un centre de formation, d'où ont émergé les joyaux Nikola Karabatic et Michaël Guigou, il veut désormais élargir la capacité du palais des sports Bougnol.
"Au-delà de l'aménagement de notre salle, l'ambition du club est de porter son budget à 4M, grâce à ses fonds propres, pour devenir l'un des plus grands clubs européens", prétend l'entraîneur de Montpellier qui tentera d'ajouter, dans quinze jours à Nîmes, la Coupe de la Ligue à sa suprématie.
- Sur ce sujet





















