2010 JO Vancouver Canada Eric Staal - AFP
 
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Hockey sur glace

Staal: "Le meilleur reste à venir"


Par Eurosport
Par Eurosport - Le 23/02/2010 à 16:11
Après la défaite face aux Etats-Unis, Mike Babcock, le coach du Canada, a procédé à deux changements majeurs: il a titularisé Luongo devant le filet à la place de Brodeur, et il a monté Eric Staal dans sa première ligne d'attaque, aux côtés de Crosby et Iginla. La star de Carolina se veut confiante.

ERIC STAAL, quel était l'état d'esprit de l'équipe après la défaite face aux Etats-Unis?

E.S. : Plutôt bon. Nous avons une grande confiance en notre groupe. Nous ne jouons pas mal, nous avons même très bien joué par moments face aux Américains. La confiance de l'équipe n'est pas entamée. Maintenant, il faut concrétiser notre potentiel et enchainer les victoires. Nous sommes dos au mur comme tout le monde désormais. Le match contre l'Allemagne peut nous permettre de lancer notre tournoi pour de bon.

Et de la part du public, quels échos avez-vous après ce début de tournoi chaotique?

E.S. : Que du positif. Cela dit, j'ai surtout eu des retours de ma famille (rires), c'est peut-être pour ça que c'est si positif ! Je ne crois pas que notre équipe soit si mauvaise que ça depuis le début du tournoi, d'où l'indulgence des gens. Je reste persuadé que le meilleur reste à venir. Il faut que nous en soyons tous en persuadés pour conserver cette confiance en nous.

N'est-il pas un peu effrayant de voir le programme qui vous attend jusqu'à la finale désormais? L'Allemagne ce soir, puis la Russie, peut-être la Suède...

E.S. : Ce sont les Jeux Olympiques. Toutes les équipes sont bonnes. Je vais utiliser un bon vieux cliché, mais il faut prendre les matches les uns après les autres. Si on pense déjà à la Russie, ça va être très compliqué face aux Allemands. Pour l'instant,, c'est l'Allemagne et rien d'autre. Tout le monde, staff et joueurs, est concentré sur ce match. On verra après la suite s'il y en a une.

Paradoxalement, le Canada se procure énormément d'opportunités, mais peine à marquer. Comment l'expliquez-vous?

AFP

E.S. : Les occasions sont là effectivement. Après... il faut travailler encore un peu plus fort devant le filet, progresser dans la qualité de nos écrans, être plus opportuniste. Il faut un peu de réussite aussi. Elle nous fuit mais tant que nous tirons au but 40 fois par match, je ne suis pas inquiet. Quand ça va venir, ça va faire mal.

Mike Babcock a décidé de vous aligner dans la même ligne que Crosby et Iginla . Qu'allez-vous apporter?

E.S. : Ce que je sais faire. Je ne vais pas essayer de changer ma façon de jouer. Je dois apporter vitesse et puissance. Je vais faire ce que j'ai fait toute ma vie, en espérant que ça offre quelques opportunités supplémentaires à Sid et Jarome.

Quelle est la clé pour que cette ligne soit performante?

E.S. : En ce qui me concerne, c'est jouer physique, effectuer un gros pressing dans la zone offensive quand nous n'avons pas le palet, travailler derrière le filet. Si nous travaillons beaucoup en zone adverse, il y aura des possibilités et tôt ou tard, Sid, Jarome ou moi aurons des opportunités de scorer.

Que vous inspire le changement de gardien et la titularisation de Luongo à la place de Brodeur?

E.S. : Que ce soit l'un ou l'autre, on ne peut pas dire que nous perdions au change. Ce sont deux très grands gardiens, qui n'ont plus rien à prouver. Roberto est apparu plutôt solide lors du match face à la Norvège. Il sera en confiance et il est prêt.