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2024 : Entre "rêve" et "unité", Paris replonge pour de bon dans l'aventure olympique

Entre "rêve" et "unité", Paris replonge pour de bon dans l'aventure olympique

Mis à jourLe 17/02/2016 à 17:33

Publiéle 17/02/2016 à 17:28

Mis à jourLe 17/02/2016 à 17:33

Publiéle 17/02/2016 à 17:28

Article de Laurent Vergne

JEUX OLYMPIQUES 2024 – Philosophie, grands principes, sites de compétition, slogan… Paris a dévoilé jeudi les détails de son projet olympique pour 2024. Avec deux maitres mots, "rêve" et "unité".

Ce mercredi 17 février marquera une date charnière dans la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024. Après la décision de revenir dans la course l'an dernier, après le logo officiel, dévoilé la semaine dernière à l'Arc de Triomphe, la capitale française a déposé officiellement son dossier auprès du CIO mercredi, en dévoilant parallèlement l'essentiel de son projet, de ses grands principes en termes d'organisation et de philosophie aux sites de compétition, dont on connait désormais la liste complète.

Lors d'une cérémonie bon enfant à la Philharmonie de Paris, Porte de la Villette, devant 800 enfants venus de toute l'Ile-de-France et 300 grandes figures du sport français, de Teddy Riner à Marie-José Pérec ou Stéphane Diagana, Paris s'est vraiment lancé dans sa quête olympique. Deux mots sont revenus presque comme des éléments de langage dans les différents discours, ceux de la maire de Paris, Anne Hidalgo, ou des deux co-présidents du Comité de candidature, Bernard Lapasset et Tony Estanguet : unité et rêve.

Bernard Lapasset
Bernard Lapasset - AFP

Les deux hommes forts se sont distribué les rôles. A Lapasset l'unité, à Estanguet le rêve. Le triple médaillé d'or a confié, en trois épisodes de sa vie, à la fois "personnels et universels", de sa découverte des J.O. à Barcelone à 14 ans à son troisième sacre à Londres en 2012, ce qui constituait pour lui la forme du rêve olympique. "La force d'un rêve", c'est d'ailleurs le slogan officiel retenu par Paris 2024. Pour atteindre ce rêve, outre la qualité intrinsèque du dossier, la clé sera donc l'unité.

Bernard Lapasset a quant à lui cité en exemple l'Afrique du Sud de Nelson Mandela lors de la Coupe du monde de rugby en 1995. "Ce n'était alors pas la victoire d'une équipe, mais bien de tout un peuple", a-t-il souligné, appelant à faire de Paris 2024 "un projet pour tous, le projet d'une nation". Désireux de ne pas rééditer les erreurs de l'échec de Paris 2012, le dossier français entériné pour de bon lors de cette cérémonie la mise en retrait du monde politique, si proéminent en 2012. Il veut s'appuyer sur trois grands principes, érigés mercredi en référents absolus :

  • La mise en première ligne tous les acteurs du sport, des fédérations aux licenciés des bénévoles aux athlètes.
  • Un mode de gouvernance limpide, avec deux hommes forts à la présidence, Lapasset et Estanguet.
  • Donner une dimension participative à cette candidature. Chacun pourra s'exprimer et participer à sa façon, avec des projets participatifs.

Reste qu'au-delà de ces grands principes, pour gagner, enfin, la candidature parisienne aura aussi besoin d'un dossier irréprochable. Ce fut aussi l'objet de cette journée, notamment à travers la présentation complète de tous les sites de compétition. Ils sont au nombre de 36, dont 26 déjà existants. Pour les dix autres, huit seront des sites temporaires. Seules constructions d'envergure, le centre nautique, à Aubervilliers, et la deuxième arena de Bercy.

Son dossier sous le bras et son rêve en bandoulière, Paris a maintenant 18 mois pour réussir là où elle a échoué en 1992, 2008 et 2012. Tony Estanguet, donnant sa définition de l'olympisme, a presque révélé une métaphore du récent destin parisien. "L'olympisme, a-t-il dit, c'est croire en ses rêves. C'est échouer, échouer à nouveau, se relever encore, et aller au bout de ses rêves." Après la phase d'auto-persuasion, plutôt réussi, il faudra donc maintenant convaincre le CIO. Paris, mieux que quiconque, peut témoigner de la difficulté de la tâche.

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