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Annecy est impatient
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Publié 06/04/2011 à 18:39 GMT+2
devaLes villes candidates à l'organisation des JO d'hiver 2018, Annecy, Munich et Pyeongchang, se confrontent pour la première fois lors d'un grand oral nt de nombreux dirigeants sportifs, jeudi à Londres, lançant ainsi le sprint final à trois mois de l'élection qui désignera la ville hôte.
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"C'est le premier des grands rendez-vous", juge Charles Beigbeder, président d'Annecy-2018, l'air pressé d'être sur l'estrade et d'entrer, enfin, "dans le vif du sujet" après s'être exercé lors de diverses réunions de moindre importance. "Tout commence véritablement ici", reprend Andrew Craig, l'expert britannique en stratégie olympique recruté en janvier par la candidature. "C'est à partir de maintenant que les membres du CIO vont commencer à se faire un avis."
Des membres du CIO, il y en aura peu, jeudi, dans les salons de la convention SportAccord qui accueille les trois candidatures. Entre 20 et 30 sur la centaine appelée à voter le 6 juillet à Durban (Afrique du Sud). Peu importe. Le bouche à oreille est coutumier, surtout concernant une élection pour des Jeux d'hiver qui passionne traditionnellement moins et pour laquelle l'opinion se forge plus tard. Les candidates disposeront de vingt minutes chacune pour convaincre. Annecy diffusera trois films. "Autant dire que c'est à la seconde", reprend Charles Beigbeder qui prendra la parole avec la ministre des sports Chantal Jouanno, le président du CNOSF Denis Masseglia, le maire d'Annecy Jean-Luc Rigaut et l'unique membre français du CIO présent, Guy Drut.
BMW à Munich, sobriété à Pyeongchang
Son collègue Jean-Claude Killy apparaîtra lui dans une vidéo. Un message "capital" selon Andrew Craig. "Les membres qui n'ont pas d'affinités avec les Jeux d'hiver se reposent beaucoup sur l'avis de leurs collègues spécialistes". Et quel meilleur spécialiste que Jean-Claude Killy en matière de JO d'hiver! Munich et Pyeongchang, rivales d'Annecy, se préparent également à un premier gros coup pour lancer le sprint. Chacun dans leur genre. Katarina Witt, la patronne de la candidature bavaroise, contrariée par la tenue d'un référendum populaire sur les JO, le 8 mai prochain à Garmisch-Partenkirchen, va compter sur le soutien des grands argentiers de son dossier.
Depuis la visite de la commission d'évaluation, en mars, Munich argue que la moitié des revenus des sept fédérations olympiques d'hiver provient de parraineurs allemands. Jeudi, la double championne olympique de patinage pourra le répéter en présence d'un haut dirigeant de BMW, l'un des acteurs de la présentation. Quant à Pyeongchang, candidate pour la troisième fois à l'attribution de JO d'hiver, sa présentation devrait être moins ostentatoire, comme de coutume. Les sud-Coréens se reposent sur un dossier qui a toujours reçu par le passé les meilleures évaluations de la part du CIO, qui s'est en outre depuis amélioré et reste favori de l'élection. Après le rendez-vous londonien et avant l'élection de Durban, les candidates se retrouveront à Lausanne les 18 et 19 mai pour une présentation formelle et approfondie devant tous les membres du CIO. "Ce sera la mère de toutes les batailles", juge Charles Beigbeder qui a, à Londres, une première occasion d'affuter ses armes.
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