Le trône pour Masseglia

Eurosport sur Google

Denis Masseglia, 61 ans, ex-président de la fédération française d'aviron, a été élu mardi président du Comité international olympique et sportif français. Elu avec 389 voix sur 508, il succède à Henri Sérandour, en poste depuis 1993.

Eurosport

Crédit: Eurosport

Les 45 membres du Conseil d'administration nouvellement élu, réunis sous la présidence provisoire du doyen Alain Methiaz, président de la fédération française de ski (FFS) ont préalablement voté pour départager les quatre candidats en lice: Jean-Louis Boujon, Guy Drut, Masseglia, Jean-Luc Rougé. Largement en tête au premier tour avec 21 votes - contre 13 à Rougé, 10 à Drut et 1 à Boujon -, Masseglia s'est imposé au second avec 28 voix. Son nom a ensuite été proposé à l'assemblée générale qui l'a approuvé avec 389 voix sur 508.
"Je l'ai voulu, je l'ai eu, je vais assumer", a déclaré Masseglia dans une première réaction, avant de remercier ses rivaux et de nommer Henri Sérandour président honoraire du CNOSF. La victoire de Masseglia, 61 ans, élu pour un mandat de 4 ans et qui se présentait en tant qu'administrateur du CNOSF dont il a déjà été vice-président, est également la défaite des deux poids lourds, Guy Drut, membre du CIO, et Jean-Luc Rougé, président de la fédération française de judo, qui ont longtemps fait figure de favoris.
389 voix sur 508
Leur échec avait été prévisible dès le matin avec l'élection, par l'assemblée générale, de 43 membres du Conseil d'administration qui fit la part belle aux représentants des "petits sports", principaux soutiens de Masseglia, alors que Rougé, patron du judo, tout comme son allié Bernard Amsalem, celui de l'athlétisme, devaient attendre le deuxième tour pour être assurés de siéger.
Né à Marseille, professeur agrégé de physique et dirigeant bénévole de toujours, Denis Masseglia a été le premier postulant à annoncer sa candidature, après les jeux Olympiques de Pékin. Moins connu que ses rivaux, surtout sur le plan international, mais plus consensuel, il s'est toujours posé en rassembleur. Dans son programme figure notamment la refonte de la gouvernance du sport "à partager entre ses quatre acteurs: le mouvement sportif, l'Etat, les collectivités territoriales et le monde économique."
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité