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"Laura, c'est un exemple"
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Publié 14/05/2012 à 17:36 GMT+2
Pour Denis Masseglia, Laura Flessel mérite bien d'être porte-drapeau même si le patron du CNOSF estime qu'il n'y avait "que des bons choix".
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On a le sentiment que choisir le porte-drapeau n'a jamais été aussi compliqué que cette année...
D.M. : Non, ça n'a pas été simple de choisir, parce que nous avions beaucoup de très bons candidats. Comme je l'ai dit, je préfère ça et c'est un problème de riches auquel nous avons été confrontés. Avoir autant de grands champions et de grandes championnes susceptibles de représenter au mieux la délégation tricolore, c'est une fierté pour le président du CNOSF. Cela démontre la richesse de notre sport. Qui s'en plaindra?
Qu'est-ce qui a fait pencher la balance en faveur de Laura Flessel?
D.M. : Je peux difficilement parler au nom de l'ensemble de la commission, puisque nous avons voté à bulletin secret. Mais que dire d'autre si ce n'est que c'est une très grande championne. C'est aussi une femme très impliquée dans la vie de sa fédération. A 40 ans, elle a toujours la flamme, toujours la même envie, la même volonté. Laura, c'est un exemple pour tout le monde. Elle est encore au top et elle avait vraiment toutes les qualités pour être porte-drapeau.
Tony Parker avait des arguments lui aussi pourtant, non?
D.M. : Bien sûr. Il n'y avait que des bons choix à faire de toute façon. C'est bien pour ça que ça a été si dur. Tony a toujours été irréprochable dans son comportement vis-à-vis de l'équipe de France de basket, et pourtant la facilité, pour lui, ça aurait été d'y consacrer moins de temps. Il passe aussi beaucoup de temps dans des stages avec des enfants. Il aurait fait lui aussi un beau porte-drapeau.
La commission a-t-elle été sensible au fait de choisir une femme?
D.M. : Mais nous n'étions pas insensibles non plus au fait que Tony Parker présentait l'avantage d'avoir une grande renommée au niveau international. Franchement, toutes les candidatures étaient remarquables, que ce soir Flessel, Parker ou Alain Bernard, dont on a longtemps parlé aussi. Ils avaient tous beaucoup de qualités, et ils les ont toujours. On leur souhaite tous d'aller au bout de leur rêve. Pour Laura, être une femme, ce n'était pas un plus. C'est de l'ordre de la symbolique.
Porte-drapeau, c'est une récompense mais aussi un poids pour un athlète. Laura Flessel, avec son expérience, vous parait-elle en mesure d'éviter tous les pièges?
D.M. : J'espère au contraire que ça lui donnera une énergie supplémentaire, de quoi se sublimer. C'est un rôle forcément compliqué à gérer parce qu'il vous éloigne de votre propre compétition et parce qu'il nécessite de maîtriser ses émotions tout en profitant pleinement du moment. Il faut trouver le bon équilibre. Mais c'est aussi un moment inoubliable. Elle va avoir le temps de se préparer à tenir ce rôle. Puis elle pourra échanger avec ceux qui l'ont précédé, à commencer par Tony Estanguet.
Pourquoi avoir choisi d'avancer la date de la désignation, qui était prévue initialement début juin?
D.M. : Nous avons beaucoup écouté, beaucoup discuté, beaucoup échangé. Nous avons fait quatre réunions de deux heures. En fallait-il une cinquième? Je ne crois pas. Il y a un temps pour débattre et un temps, je ne dirai pas pour mettre fin aux discussions, mais pour passer à autre chose. Le porte-drapeau, ce n'est pas une nouvelle discipline olympique. C'est important, on l'a fait sérieusement, mais ce n'est quand même pas plus important que d'aller chercher une médaille. Il fallait que les athlètes soient fixés. Les fédérations concernées aussi.
Avez-vous été surpris d'un tel intérêt autour du choix du porte-drapeau?
D.M. : Honnêtement, non. A partir du moment où Tony Parker, qui est une star, s'est publiquement déclaré intéressé, le débat était lancé et on savait que ça ferait beaucoup parler.
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