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Michelin a le sourire
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Publié 02/05/2005 à 18:00 GMT+2
En Chine, Michelin a frappé fort en s'imposant sous la monture de Valentino Rossi. Le pilote Yamaha a ainsi favorisé les intérêts de son manufacturier de pneumatiques, tout heureux de signer un "coup" sur un terrain fertile en développements économiques p
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Michelin a remporté, dimanche à Shanghai, la bataille industrielle des manufacturiers équipant les machines de la catégorie reine, le MotoGP, dans la première course de l'histoire du Championnat du monde de moto organisée en Chine, un marché potentiel âprement disputé.
L'audace technologique de "Bibendum", sa stratégie sportive ont contribué au succès de l'Italien Valentino Rossi (Gauloises-Yamaha), la 325e de la marque dans l'élite de la vitesse. Bien plus qu'en compétition automobile, où seule la bande de roulement horizontale procure l'adhérence, le pneu est un élément déterminent de la course motocycliste.
Le manufacturier français équipe douze pilotes du plateau de MotoGP, dans sept écuries pour trois constructeurs: 4 Honda, 2 Yamaha, 1 KTM. Cette dernière avait renoncé à se rendre en Chine afin de développer son moteur. Elle était remplacée par la Moriwaki-Honda, également équipée par Michelin, bénéficiaire d'une invitation.
Innombrables paramètres
Cette saison, trois constructeurs, Suzuki, Kawasaki et Ducati, ont lié leur sort au principal concurrent du manufacturier français, le Japonais Bridgestone. Les deux WCM-Blata et la Ducati d'Antin sont chaussées par le nippo-britannique Dunlop, encore loin du niveau de compétitivité des précédents.
Les progrès réalisés par son rival forcent Michelin à intensifier ses recherches pour découvrir de nouvelles gommes et des procédés innovants dans l'assemblage des pneus de compétition qui comportent trois parties distinctes, la bande de roulement en ligne droite et les flancs, différents selon que les circuits font supporter plus de charges en virage d'un côté ou de l'autre et qui requièrent des temps d'appui plus ou moins longs sur l'angle. Les motos présentent en outre des différences de conception, de répartition de masses, de motricité, de fourches et d'amortisseurs arrières.
En outre, les pilotes représentent une incalculable somme de paramètres en fonction de leur taille, leur poids, leur position sur la machine et leur style, agressif ou coulé. Enfin, la surface des circuits et les conditions climatiques déterminent le choix des enveloppes.
Réactivité
Shanghai constituait une inconnue. "Seul le tracé du circuit pouvait guider notre choix, avec ses deux longues lignes droites et les deux interminables virages à droite de près de 360 degrés qui allaient faire monter ce flanc en température. C'est pourquoi nous avons convoyé plus de 13.000 pneus en Chine", explique à l'AFP Nicolas Goubert, l'ingénieur qui dirige le service compétition du manufacturier.
Une option judicieuse puisqu'en trois jours, la chaleur et des pluies fines puis diluviennes se sont succédées sur la région. Rossi et son équipe technique ont été les plus perspicaces pour adapter les pneus répondant aux conditions si particulières de course.
Sa victoire sert les intérêts commerciaux de Michelin, qui possède une unité de fabrication d'enveloppes pour automobiles et poids lourds et un centre de recherche à Shanghai. Le marché de la moto va s'ouvrir en Chine, premier producteur mondial, devant le Japon, avec 17 millions d'unités, essentiellement en petites cylindrées, soit près de la moitié du parc mondial pour l'essentiel destiné au marché interne.
C'est pourquoi Michelin voulait absolument briller dans la luxueuse vitrine du premier Grand Prix moto de Chine.
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