La douche froide

Les Français n'ont pas eu leur revanche de Pékin. Pire, l'équipe de France n'a pris que la 3e place du relais 4x100m nage libre des Mondiaux de Rome, derrière les Etats-Unis et la Russie. En tête à mi-parcours après le relais de Bernard, le relais tricolore a cédé, à l'image de Mallet et Bousquet.

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Crédit: Eurosport

Comme aux Jeux Olympiques de Pékin, les Américains ont dominé dans le relais 4x100 m nage libre les favoris français, qui ont même été devancés par le relais russe pour cette finale tant attendue des Mondiaux, dimanche à Rome. Sur le podium, les sourires des Bleus étaient au mieux crispés (Bernard) au pire absents (Bousquet). Et ils pouvaient bien grimacer.
Auteurs de 5 des 10 meilleurs temps de l'année en individuel, les Tricolores, avec Fabien Gilot, Alain Bernard, Grégory Mallet et Frédérick Bousquet, ont été incapables de concrétiser cette supériorité le jour J. Et cette fois, on ne pourra pas dire que la faute revient à Bernard. Dernier relayeur à Pékin, le champion olympique du 100 m libre s'était fait remonter par l'Américain Jason Lezak.
Plongeant cette fois en deuxième position après un aller-retour éclair du Brésilien Cesar Cielo (47"09), l'Antibois a remis les Français en tête à mi-course. Mais ni Mallet (3e), ni Bousquet n'ont résisté au retour des Américains et de la belle et jeune génération russe. "C'est décevant mais ce n'est pas déstabilisant. On va se concentrer sur nos courses individuelles. J'ai creusé l'écart dans les derniers 25 mètres. Cela montre que j'ai de bonnes sensations. J'avais envie d'être au coeur de ce relais et en deuxième position ce n'était pas mal", a avancé Bernard, qui a dû faire sans Amaury Leveaux, le vice-champion olympique du 50 m, devancé en série par Mallet. "Grégory (Mallet) a été plus rapide qu'Amaury ce matin sans le temps de réaction. C'est la règle", a commenté Bernard.
Phelps première
Ce succès en 3'09"21 rapporte en tout cas déjà à Michael Phelps, accompagné de Ryan Lochte, Matt Grevers et Nathan Adrian, sa première médaille dans la cité romaine. Vainqueur de 7 médailles d'or aux Mondiaux 2007 et de 8 aux JO 2008, il doit participer aux trois finales des relais et à trois courses individuelles (200 m libre et 100 m et 200 m libre).
Quelques minutes plus tôt, l'Italienne Federica Pellegrini avait enflammé le Foro Italico pour un hymne vibrant chanté par 11 500 supporteurs hurlant de bonheur au sacre de leur "Manaudou" sur 400 m libre, première nageuse de l'Histoire à passer sous la barre symbolique des 4 min (3'59"15). L'Italienne a pris la tête de la course après les premiers 50 mètres pour nager sous le record du monde dès les 300 mètres, et a devancé les Britanniques Joanna Jackson et Rebecca Adlington. Pellegrini, championne olympique du 200 m libre à Pékin, succède ainsi à Laure Manaudou, qui a mis un terme à sa saison en janvier mais qui a fait le voyage à Rome.
Début du nettoyage
Sans aucune surprise, la tablette des records en tout genre a commencé à être nettoyée par l'armée des combinaisons tout polyuréthane. Six records du monde, 5 records d'Europe et trois records de France ont été battus pour cette journée inaugurale de la natation "course". Il va falloir s'habituer à cette routine toute la semaine au bord du Tibre. Outre Pellegrini, l'Américaine Ariana Kukors, repêchée des sélections américaines sur 200 m 4 nages (2'07"03), l'Allemand Paul Biedermann sur 400 m nage libre (3'40"07), la Suédoise Sarah Sjostrom, 15 ans sur 100 m papillon (56"44), le relais néerlandais du 4x100 m libre dames (3'31"72) se sont distingués. Enfin, l'Allemande Britta Steffen a battu son propre record du monde du 100 m nage libre (52"22) au départ du relais 4x100 m nage libre dames.
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