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Cielo divise les Français
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Publié 22/07/2011 à 14:42 GMT+2
Bousquet trouve l'absence de suspension "logique", Bernard est "sans voix". Au lendemain de la décision du TAS de ne pas suspendre Cesar Cielo, le camp français est divisé.
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Sans voix. Battu par Cesar Cielo en finale du 50m nage libre à Pékin, Alain Bernard n'a pas souhaité commenter longuement la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) de ne pas suspendre le Brésilien, pourtant contrôlé positif à un diurétique. L'appel de la Fédération internationale (Fina), qui souhaitait que le Brésilien soit suspendu, a été rejeté jeudi. Malgré sa volonté d’en dire le moins possible, le champion olympique du 100m, ne peut masquer "son désarroi" et son incompréhension.
"Je préfère ne pas m'exprimer. Sans vous cacher mon désarroi et mon impuissance face à une telle décision. La décision est prise, elle est comme ça. Ca ne sert à rien qu'on en parle. Je ne vais pas juger Cielo. Il y a un tribunal pour ça", a simplement lâché Bernard, chez qui la pilule a du mal à passer. Il y a deux semaines déjà, le Provençal avait jugé "clémente" l'absence de sanction de la Fédération brésilienne, se satisfaisant de la volonté de la FINA de poursuivre la procédure devant le TAS. "C'est normal. Ça me paraissait assez clément, assez doux comme sanction de la part de la Fédération brésilienne. Il est tout à fait normal que la Fina se penche sur ce dossier. Et que s'il y a eu cas de dopage qu'elle prenne les mesures adéquate", déclarait-il alors.
Même son de cloche chez son entraineur Denis Auguin, qui déplore le "deux poids deux mesures" en vigueur dans les instances chargés de la lutte anti-dopage. "Ce qui m'interroge c'est pourquoi une Russe prend deux ans pour le même produit et pas d'autres nageurs. Selon qu'on soit puissant ou misérable, les règles ne sont pas les mêmes", déplore-il en référence à la nageuse russe Anastasiya Ivanenko, suspendue deux ans en février 2007, après avoir été contrôlée positive à la même substance retrouvée dans les urines de Cielo.
Gilot: "Il a très un bon avocat!"
Rival le plus sérieux du Brésilien sur 100 mètres, Fabien Gilot préfère lui se concentrer sur l'aspect sportif de la course, se disant "persuadéque Cielo est battable même s'il a pris quelque chose". "Je n'en pense pas grand chose. Ce n'est pas moi qui décide. Apparemment il a très un bon avocat!", a-t-il simplement commenté. Lui qui ne s'est "pas posé la question" de savoir si la présence de Cielo allait le déranger: "Je ne perds pas de l'énergie là-dessus. La décision a été prise et je ferai avec."
Si les réactions divergent dans le camp français, celle de Frédérick Bousquet détonne le plus. Ancien partenaire d'entraînement de Cesar Cielo, le compagnon de Laure Manaudou estime que la présence du roi du sprint en Chine est logique. "Je suis heureux que le TAS ait pu prendre une décision avant que la compétition ne démarre. Ça permet de ne pas avoir d'amalgame, trop de conversations sur il devait ou il ne devait pas être là. Oui, il doit. Il est là, c'est cool", a déclaré celui qui a été lui même contrôlé positif à un stimulant en juin 2010. Une affaire pour laquelle il a été (seulement ?) suspendu deux mois. "Tout le monde a son propre jugement sur l'affaire mais, mis à part le TAS et les parties concernées, personne ne connaît les détails de ce qui s'est passé. Je me fie à ce que dit le TAS. S'il dit que c'est un avertissement, tant mieux", a-t-il poursuivi.
Loin de la polémique, Cesar Cielo s'est entraîné vendredi matin dans le bassin de Shanghai. Le recordman du monde sur 50 m et 100 m est arrivé tranquille à l'Oriental Sports Center, casquette orange sur la tête. Après avoir effectué quelques étirements, il s'est jeté à l'eau en toute fin de matinée et s'est ensuite prêté à quelques photos avec des admirateurs. Comme si de rien n'était.
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