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Le nombril conditionne tout

Le nombril conditionne tout
Par Eurosport

Mis à jourLe 14/07/2010 à 09:00

Publiéle 14/07/2010 à 08:56

Mis à jourLe 14/07/2010 à 09:00

Publiéle 14/07/2010 à 08:56

Article de Eurosport

Selon une étude américaine, le nombril, clef du centre de gravité du corps, explique la domination des Noirs à la course à pieds et des Blancs en natation.

C'est une question, un peu dérangeante, autant être clair, qui est revenue au premier plan ces derniers jours avec la performance de Christophe Lemaître. Le Français est devenu le "premier Blanc", c'est un fait, à descendre sous les 10 secondes au cent mètres. Qu'est-ce que la couleur de la peau vient faire là-dedans? Sportivement, rien. Sociologiquement, non plus. C'est juste un constat, qui nourrit bien des fantasmes, plus ou moins sains, depuis des décennies : les grands runners sont noirs et les grands nageurs sont blanc. Les images du Guinéen Eric Moussambani aux JO de Sydney en 2000, quasiment noyé au bout de course, ont fait le tour du monde pour alimenter cette certitude.

Adrian Bejan, professeur à l'Université de Duke, en Caroline du Sud, pense avoir trouvé la clef de ces mystères qui titillent de façon plus ou moins avouée les amateurs de sport. Sa réponse est scientifique. C'est le nombril de chacun qui décide de tout. Et plus précisément sa position, qui désigne le centre de gravité de chaque athlète. Si deux coureurs ou deux nageurs de la même taille, un Noir et un Blanc, sont comparés, "leur taille importe peu, mais la position de leur nombril ou centre de gravité du corps fait la différence", confirme l'auteur de l'étude, parue dans l'International Journal of Design and Nature and Ecodynamics.

"Un avantage caché de taille"

"Dans la physiologie des coureurs d'origine ouest-africaine, le centre de gravité du corps est nettement plus haut que chez leurs concurrents d'origine européenne", explique-t-il. Résultat : ces individus ont un avantage pour le sprint. Ils ont des jambes plus longues que ceux originaires d'Europe. Leur nombril se situe trois centimètres plus haut que chez les Blancs. Cette différence confère aux athlètes noirs "un avantage caché de taille" de 3% sur les Blancs qui se traduit par un gain de vitesse sur la piste. "La locomotion est essentiellement un processus continuel de chute vers l'avant, et une masse tombant de plus haut, tombe plus vite", ajoute le chercheur.

Les Blancs peuvent se venger dans la piscine. Ils ont l'avantage car ils ont un torse plus long que ceux des Noirs africains, ce qui implique que leur nombril est plus bas. "Nager est l'art de surfer la vague que crée le nageur, explique Adrian Bejan. Le nageur qui fait la plus grosse vague avance le plus vite et plus son torse est long plus la vague est importante". Or, poursuit-il, "les Européens ont un torse en moyenne 3% plus long que celui des Noirs d'Afrique de l'Ouest ce qui leur confère un avantage de vitesse de 1,5% dans une piscine". Et les Asiatiques? Ils ont des torses aussi longs que les Européens mais ils sont moins grands. Ils perdent ainsi cet avantage de vitesse.

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