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"Pour moi et sa famille"
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Publié 24/12/2004 à 19:00 GMT+1
Richard Sainct tragiquement disparu, le vainqueur 2004 Nani Roma passé à l'autos, Cyril Després endosse l'étiquette de favori motos du Dakar 2005 dans un contexte très particulier. Le Français, qui bénéficie d'un soutien accru de KTM, nous explique commen
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Crédit: Eurosport
Personne ne portera le N.1 sur le Dakar cette année, en hommage à Richard Sainct...
Cyril Després : L'initiative est partie de Nani Roma et moi-même. Nous n'avions pas envie de le porter. En tant que tenant du titre motos, Nani devait l'avoir, mais il est passé à l'auto. Par conséquent, le N.1 devait revenir à Richard. Mais il n'est pas là, et je n'avais pas envie de le porter. En fait, cette volonté de retirer le N.1 a été commune, puisque l'organisation de la course (TSO) l'a exprimée en même temps. Il n'y aura pas N.1 cette année, mais il reviendra en 2006.
Emotionnellement, humainement, cette course sera très particulière pour vous.
C.D. : (Très ému) Nous restons tous très proches de sa famille, de sa femme. En ce qui me concerne, je me battrai pour moi et pour sa famille.
Patrick Zaniroli a voulu un retour à un Dakar moins éprouvant...
C.D. : Ce Dakar reste quand même éprouvant car le kilométrage de spéciales a été très peu réduit. Mais nous n'aurons pas à nous lever à 3 heures du matin pour faire 200 km de liaison avant d'attaquer la spéciale. C'est déjà pas mal. Dans l'ensemble, je suis content du profil de ce Dakar, qui sera encore une vraie compétition.
Dakar 2005 : la carte du parcours
Quelles seront les étapes clés ?
C.D. : Celles en Mauritanie. Le terrain y est assez accidenté et les motards que nous sommes vont subir. Zouerat-Tichit, Atar-Kiffa vont être deux gros morceaux de 600 kilomètres. Ça va faire souffrir du monde.
Vous avez enrôlé Alfie Cox comme 'porteur d'eau'. Qu'attendez-vous de lui ?
C.D. : C'est la première fois que je vais disposer d'un 'porteur d'eau', qui sera en fait plutôt un pilote-assistant. Il sera là, derrière, au cas où une pièce casse. Il va très vite et nous nous entendons très bien. Ce sont deux paramètres importants sur ce type d'épreuve.
Fabrizio Meoni ne roulera pas avec sa traditionnelle bi-cylindre, mais avec la même monocylindre que le reste de l'équipe. Va-t-il bien s'adapter ?
C.D. : Il est la dernière personne à négliger ! Il sera là, j'en suis sûr. Il a prouvé sur plusieurs étapes, au dernier Rallye d'Egypte, savoir s'adapter. C'est un très grand pilote, très fort mentalement. Ce sera un sérieux client ! Richard et Nani vont nous manquer mais la relève est là. La concurrence sera bien présente.
Pourquoi KTM a renoncé à fournir la bi-cylindre à Meoni ?
C.D. : C'est une décision commerciale. Le marketing de KTM s'est aperçu que la bi-cylindre avec laquelle il roulait est beaucoup plus utilisée sur la route que sur la piste. Ils ont ainsi arrêté la promotion de cette moto par l'intermédiaire du tout-terrain et de l'Afrique. La monocylindre qu'il a est donc plus légère que son ancienne bi-cylindre, avec la même puissance que nous. Mais il reste un guerrier prêt à combattre. On va s'en apercevoir dès le départ, j'en suis persuadé !
Avec sa lourde et surpuissante bi-cylindre, il menait une course décalée les autres années, par rapport aux autres KTM. Cette uniformisation va vous placer tactiquement dans la même course...
C.D. : De toute façon, nous ne voyons plus depuis trois-quatre ans ce petit train-train de motos. Nous sommes maintenant toujours obligés de nous bagarrer. A chaque instant, ce Dakar va être très disputé.
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