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Aamodt, un an déjà
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Publié 04/01/2008 à 08:05 GMT+1
Un an après avoir annoncé son retrait définitif des pistes, Kjetil Andre Aamodt n'a pas totalement quitté le monde du ski. Le Norvégien profite notamment de son après-carrière pour passer du temps auprès de ses enfants mais également se rendre sur certain
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Crédit: Eurosport
Il y a douze mois tout juste, il quittait le cirque blanc pour de bon. Le 6 janvier 2007, à 35 ans, Kjetil Andre Aamodt annonçait à la télévision norvégienne qu'il mettait un terme à sa carrière professionnelle pour des raisons familiales mais également de santé. Désormais représentant de la marque Dynastar, aux côtés de Jean-Pierre Vidal et de Tommy Moe, entre autres, Aamodt tourne des films publicitaires, se déplace sur les épreuves de Coupe du monde, mais passe aussi beaucoup de temps à s'occuper de ses enfants. La télé de son pays lui a déjà fait les yeux doux pour qu'il devienne consultant. A ce jour, il a toujours refusé. Retour sur l'une des plus belles carrières du ski alpin moderne.
Les chiffres parlent pour "K.A.A". Auréolé de huit médailles olympiques - un record -, le Norvégien détient aussi celui du plus grand nombre de titres aux JO (quatre dont trois en Super-G), mais également celui du plus grand nombres de médailles lors de Championnats du monde (cinq en or, quatre en argent et trois en bronze). Vertigineux... A ce glorieux palmarès, il faut ajouter une Coupe du monde en 1994 et huit petits globes de cristal (cinq en combiné, un en slalom, un en géant et un en Super-G). Pour notre consultant, le champion olympique de slalom 2002, Jean-Pierre Vidal, Aamodt était "l'archétype de la polyvalence" . Le Norvégien fait en effet partie des cinq skieurs à avoir remporté au moins une victoire en Coupe du monde dans les cinq spécialités. Ses débuts en Coupe du monde, le natif d'Oslo les effectue le 23 novembre 1989 lors du géant de Park City. Pour sa première course, l'homme, alors âgé de 18 ans, se classe 15e. Un premier signe du talent qui habite le Norvégien...
Une déception Lillehammer ?
Le Super-G est la discipline qui lui permet de se montrer au début de sa carrière. Il lui faut tout de même attendre les Mondiaux de 1991 et une médaille d'argent dans cette discipline pour véritablement éclater. L'année suivante, il devient champion olympique du Super-G à Albertville et décroche la première de ses 21 victoires en Coupe du monde, à Aspen. Encore une fois en Super-G... Deuxième du classement général à quelques points (32) de Marc Girardelli en 1993, Aamodt se console en décrochant les globes de cristal du Super-G et du géant. Les deux premiers de sa carrière qui en comptera huit en tout.
Pour l'anecdote, il tiendra le rôle de dauphin dans "l'overall" à cinq reprises (1994, 1997, 1999, 2000 et 2002). En 1994, chez lui, lors des JO de Lillehammer, le Norvégien glane trois médailles (argent en descente et en combiné et bronze en Super-G), mais ne parvient pas à monter sur la plus haute marche du podium. Pour la première et unique fois de sa carrière, il remporte le classement général de la Coupe du monde. Avec 1392 points, il relègue le Luxembourgeois à 385 longueurs. Un gouffre...
2006, sa dernière saison au plus haut niveau, est marquée par un nouveau titre olympique, à Turin, en Super-G. Evidemment... Un titre inespéré que Jean-Pierre Vidal nous raconte : "Lors de la descente du combiné quelques jours plus tôt, Kjetil se blesse à un genou. Grâce à l'intervention de son staff médical, il peut prendre le départ du Super-G. Qu'il gagne malgré la douleur. Après ce titre olympique, il a longtemps hésité sur la suite à donner à sa carrière. Il souhaitait tout de même rester sur le circuit pour pouvoir participer aux Mondiaux à Are, en mars. Tout près de chez lui". Le joli cadeau d'adieu n'aura pas lieu. Le 6 janvier 2007, il annonce sa décision de raccrocher les skis. Désireux de rester auprès des siens, Kjetil Andre Aamodt a tourné la page il y a un an, quasiment jour pour jour. Déjà...
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