Cuche: "C'est particulier"

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Avant Adelboden et Wengen, Didier Cuche nous a accordé un long entretien. Dans la première partie de celui-ci, le Suisse revient sur le géant d'Adelboden de l'hiver dernier et nous explique ce qu'il ressent à chaque fois qu'il court à domicile : pour lui,

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Crédit: Eurosport

DIDIER CUCHE, vous disputez le géant d'Adelboden samedi. On se souvient que l'hiver dernier, la Suisse avait signé un doublé avec la victoire de Marc Berthod devant Daniel Albrecht. Vous concernant, vous étiez 2e de la 1re manche. Que s'est-il passé lors de la seconde ?
D.C. : J'étais un peu trop "rond" sur les trajectoires sur la partie supérieure, un peu trop large sur mes virages, pas assez direct. Sur la seconde moitié de la manche, je fais jeu égal avec les meilleurs. Malheureusement, j'ai perdu beaucoup de temps en haut, durant les 30 premières secondes de cette seconde manche. C'est comme ça…
C'est votre huitième participation au géant d'Adelboden. En 2002, vous vous étiez imposé devant le Français Frédéric Covili. Quel souvenir en gardez-vous ?
D.C. : S'imposer chez soi, à Adelboden, cela a une saveur particulière. J'avais gagné devant un public venu nombreux, dans une ambiance surchauffée. Je me souviens que la température était montée au fil de la journée. En première manche, je fais le meilleur temps avec une avance très confortable. Lors de la seconde, je conserve quasiment la même avance accumulée le matin et je gagne avec 1"15 d'avance sur Covili. Avec la manière.
La piste d'Adelboden est une piste sur laquelle on peut faire de tels écarts ?
D.C. : Cela dépend de la neige, des conditions de course. En 2002, quand je gagne, je fais quasiment la course parfaite. C'était un jour où rien ne pouvait m'arriver car je me souviens avoir commis une faute d'intérieur dès la 5e porte de la seconde manche : je m'êtais "à plat ventré" (sic) mais je m'étais relevé aussi vite que j'étais tombé et n'avais quasiment pas perdu de vitesse. Ensuite, j'ai stabilisé mon écart et j'ai repris du temps sur le bas, dans le mur final qui m'a toujours bien réussi. J'espère que ce sera le cas encore samedi.
Disputer une Coupe du monde dans son pays a tendance à vous crisper à l'approche de l'épreuve ou au contraire, à vous motiver encore plus ?
D.C. : Je ne sais pas trop. Ni l'un, ni l'autre. Je cherche juste à produire mon meilleur ski, quelque soit l'endroit où se déroule la course. Après, courir à domicile occasionne souvent une prise de risque plus grande chez moi peut-être. Mais ça ne change pas grand-chose finalement ; que l'on soit à la maison ou pas, il faut s'approcher des 100%.
Depuis le début de cette saison, vous courez après une première victoire cet hiver. Comment gérez-vous cette situation ?
D.C. : Très sincèrement, je n'ai aucun problème avec ça puisque j'ai déjà vécu cette situation par le passé. La première année où je gagne le globe de la descente (2006-2007), j'ai dû attendre l'avant-dernière course de la saison (NDLR : à Kvitfjell) pour m'imposer. J'étais déjà en tête du classement de la discipline avant de gagner cette course. Pour moi, gagner, ce n'est pas une obligation pour prendre du plaisir.
Retrouvez la seconde partie de l'interview de Didier Cuchevendredi 16 janvier, la veille de la descente de Wengen.
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