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On en rêve déjà
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Publié 14/02/2006 à 16:40 GMT+1
Après des entraînements marqués par les chutes de Montillet, Forsyth et Kildow, par le malaise de Kostelic, toutes les meilleures descendeuses de la planète se présentent dans le portillon de départ de la terrible Fraiteve pour l'épreuve reine des JO. Sur
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"La plus difficile de la saison". A la veille de la descente olympique, toutes les spécialistes de la discipline se rejoignent pour reconnaitre que les organisateurs italiens ont su modeler une piste digne de l'événement. Des bosses, des mouvements de terrain, des portes cachées, plus de deux minutes d'efforts, tous les éléments sont réunis pour offrir un spectacle de qualité, un tracé ne permettant aucun moment de déconcentration au risque de finir sa course dans les filets de protections.
Hécatombe sur la Fraiteve
Depuis le début de la quinzaine olympique, les entraînements sur la Fraiteve ont pris les allures de véritables hécatombes. Tour à tour, la Canadienne Allison Forsyth, d'ores et déjà forfait pour le rester des Jeux, la Française Carole Montillet et l'Américaine Lindsey Kildow ont lourdement mordu... la neige et ne sont pas sûrs de pouvoir se présenter dans le portillon de départ ce mercredi.
La championne olympique tricolore, victime de nombreuses contusions et de traumatismes dorsaux, costaux et faciaux, va bel et bien tenter de tenir son rang, assure Lionel Finance, mais même si elle devait s'élancer sur la redoutable Fraiteve, Montillet ne devrait pas être en mesure de défendre ses chances en pleine possession de ses moyens. "Si elle s'aligne dans la descente, c'est dans l'optique d'un podium", déclare cependant l'entraîneur de l'équipe féminine. On peine à le croire même si le chrono de référence, signé par la Française sur la première section, avant sa chute, est source d'espoir.
Janica Kostelic est venue ajouter son nom à la déjà longue liste des skieuses incertaines pour l'épreuve reine des JO. Victime d'un malaise en raison d'une crise de tachycardie, la triple championne olympique, à la recherche d'un quatrième sacre historique, a à plusieurs reprises au cours de sa carrière fait preuve de sa capacité à se surpasser. Il serait bien prématuré de la rayer de la liste des favorites, d'autant plus que les médecins ont donné leur accord.
Paerson dans le coup
Alors que certaines de ses rivales sont à la peine, Anja Paerson a impressionné lors des entraînements. Double victorieuse la saison dernière en Coupe du monde sur la piste de San Sicario, la Suédoise a semblé trouver ses marques au fil des jours comme le démontre sa très belle deuxième place ce mardi.
La skieuse scandinave avoue avoir profité de son dernier run pour finaliser ses trajectoires. "J'ai beaucoup changé mes lignes ", reconnaît-elle. " Il y a énormément de sauts " a ajouté la Suédoise, jugeant que la partie finale de la descente féminine la plus longue du circuit serait déterminante pour gagner de la vitesse, mais aussi la plus éprouvante physiquement.
L'Autriche, morte de faim
Face à ce monstre de confiance, l'armada autrichienne composée de Michaela Dorfmeister, Renate Goetschl et Alexandra Meissnitzer, respectivement 1ere, 3e et 5e au classement de la Coupe du monde de la discipline, se sont montrées discrètes mais ont fait preuve de leur maîtrise lors des entraînements en trustant les places d'honneur. "Evidemment, on est là pour la médaille ", admet Goetschl. Depuis Anne-Marie Moser-Pröll en 1980, aucune Autrichienne n'a plus remporté de descente olympique.
Toutes disciplines confondues, la dernière médaille d'or remonte à Petra Kronberger, en 1992, c'est pour cette raison que les trois "anciennes" débarquent à Turin avec l'ambition de mettre fin à cette traversée du désert. "Nous sommes assez fortes pour leur prendre au moins une médaille d'or ", dit-elle, évoquant le duo croato-suédois. Un enthousiasme tempéré par son entraîneur Herbert Mandl : "Kostelic et Paerson courent les cinq épreuves au programme. Cela peut devenir à la fin très éprouvant pour elles". Malheureusement pour ses reines de la vitesse, c'est la descente qui ouvre le bal...
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