"J'ai montré que je pouvais être devant sur certains manches de Coupe du monde. L'objectif c'est deux manches pleines", a indiqué l'athlétique Aubert (1,81 m/66 kg). La Dauphinoise, 26 ans, a terminé deux fois 8e des deux derniers slaloms à Maribor et à Garmisch-Partenkirchen, où la pente est également sévère. "Ca fait un petit moment que je suis sur le site (à Val d'Isère), pour avoir disputé le super-combiné (vendredi dernier, ndlr). On est rentrées sur une spirale très sympa avec la médaille d'argent (en super-G) de Marie (Marchand-Arvier) le premier jour. Ca fait déjà quelques courses que je me suis mise dedans, sans stress et sans calcul", a expliqué Aubert.
La jeune femme avait signé de loin le chrono référence du slalom du super-combiné pour remonter à la 9e place. Mais c'était sur le bas de la Face de Solaise, la piste des dames, qui proposait un parcours en dévers entre les piquets serrés. Sur la Bellevarde, ce sera plutôt plein axe. "C'est une piste comme une autre. Il faudra être rigoureuse sur les lignes. Au départ, ce n'est pas si raide que ça. Puis, il y a un mouvement de terrain avant de trouver la pente", a ajouté Aubert, détendue.
Sous le regard présidentiel
La présence annoncée lors de la seconde manche du président de la République, Nicolas Sarkozy, sera-t-elle un aiguillon supplémentaire ? "Ah, il sera là, c'est vrai ? Il nous préfère, nous les filles, à la course des garçons (le dimanche, ndlr) ?. J'espère qu'on le verra en personne", s'est exclamée Marion Bertrand. "Le géant, ça m'a donné des idées de comment aborder ce slalom. Avec plus de hargne et moins de stress. On est là pour une grande fête et ça ne sert à rien de se mettre la pression", a estimé la skieuse d'Auron.
Cadette du trio du haut de ses 20 ans, Noens, autre fille du Sud, ne s'attendait pas à être sélectionnée. "Je le prends comme une chance, même si je suis un peu stressée ", a-t-elle remarqué. L'Allemande Maria Riesch, encore sans médaille, est grande favorite du slalom mondial, d'autant que l'Américaine Lindsey Vonn, son amie dans la vie mais sa première adversaires dans la discipline technique, est incertaine. Vonn s'était entaillé la base du pouce droit en empoignant une bouteille de champagne sabrée pour fêter sa victoire lundi en descente, six jours après avoir déjà gagné l'or du super-G. Dans le camp allemand, on espère que la victoire de Kathrin Hölzl en géant a libéré Riesch, lauréate de quatre slaloms consécutifs en un mois.



dpa





















