Ski alpin - Vancouver 2010
25/02/2010 - 22:12Aubert : "La pédale à fond"

Si Sandrine Aubert croit en ses chances d'atteindre le podium olympique vendredi en slalom à Whistler, la skieuse des Deux Alpes sait que la concurrence est rude dans cette course aux médailles. Selon elle, ce sont "les favorites et les championnes qui gagnent".
Quels enseignements avez-vous tirés de votre première course olympique, le super-combiné ?
S.A. : "Que cela n'était peut-être pas fait pour moi et que j'allais me reconcentrer sur les disciplines techniques parce que je commence à ne plus prendre plaisir en descente. Surtout avec un seul entraînement, c'est trop difficile. Sur la manche de slalom, j'ai voulu essayer du matériel. J'ai pu prendre des options et faire des choix. Après cela, on voulait remettre des choses en place à l'entraînement, faire un peu de physique. J'avais besoin de retrouver la légèreté dans mon ski, ce qui fait que je vais vite, de la joie aussi un peu."
Dans quelle position vous voyez-vous pour ce slalom, comme favorite ou comme outsider ?
S.A. : "Je pense que nous sommes une demi-douzaine d'outsiders. C'est comme cela que je le vois sur une course olympique, parce que le classement n'existe plus. C'est comme si c'était un grand prix, c'est la course à la victoire. Je ne suis pas du tout d'accord avec mes collègues qui disent que c'est la course d'un jour et que tout est possible. Moi, je ne pense pas que ce ne sont que les favorites, que les championnes qui gagnent. Reste à savoir si je suis une championne ! Je fais partie des favorites si vous voulez parce que je suis montée sur des podiums mais la concurrence est rude. Maria Riesch a déjà deux médailles autour du cou, toutes les concurrentes ont déjà fait des gros trucs dans leur vie."
Pendant cette semaine vous êtes-vous beaucoup entraînée ?
S.A. : "J'ai fait des séances d'entraînement avec Maria Riesch, Sarka Zahrobska, Kathrin Zettel. J'étais dans les mêmes temps que Zettel sur certaines manches, dans les mêmes temps aussi que Riesch et même plus rapide sur des portions... mais des portions cela ne suffit pas. J'étais plus rapide que Zarhobska de l'ordre de 8/10e de seconde, mais j'étais beaucoup moins rapide que Marlies Schild. J'ai dû prendre 5/10e sur vingt secondes, car je ne sortais pas mon meilleur ski. Donc, l'équation est très simple: si je ne suis pas la pédale à fond, je suis derrière. Et donc je ne serai pas sur le podium."















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