Au rang des grands maudits de l'Olympe, Vincent Vittoz mériterait une place spéciale. Rarement un champion français aura tutoyé avec une régularité aussi féroce les podiums olympiques sans jamais réussir à monter dessus. Mercredi soir, il s'en est fallu de quatre ridicules secondes et d'un sprint cruel pour que le leader du fond français ne touche enfin son Graal à l'occasion du relais 4x10 kilomètres. Quatre secondes, comme sur le 15 km.
Le pire, c’est que Vittoz a assisté en spectateur à cette nouvelle frustration, puisqu'il avait effectué le deuxième relais, laissant le soin à Emmanuel Jonnier de conclure. Malheureusement, Jonnier a échoué à la quatrième place, victime du retour d'un immense Peter Northug et de ce maudit sprint final. "Je savais que le Tchèque (NDLR: Koukal) et le Norvégien étaient plus rapides que moi sur le papier au sprint. On a fait le maximum et ça n'a pas payé", regrette Jonnier. A 34 ans, Vittoz a donc vu une nouvelle chance de médaille s'envoler. La dernière, peut-être. La cruauté de ce destin contraire l'a laissé sans réaction mercredi. Il n'a même pas eu la force de réagir à chaud.
Gal: "C'est la médaille du con"
Deux jours plus tôt, après sa 7e place dans le sprint par équipes en compagnie de Cyril Miranda, le natif d'Annecy était déjà écoeuré. "Je me demande vraiment ce que je fais de mal, pourtant je m'investis à 100% et je ne vois pas ce que je peux faire de plus". Malheureusement pour lui, les médailles, comme les titres, ne se méritent pas. Elles se gagnent. Au mérite, Vittoz aurait déjà garni sa vitrine depuis longtemps. Comme après chaque déception, "Toz" est reparti au combat mercredi. Sans broncher. Et cette fois, après un excellent relais de sa part et une superbe course d'équipes, il y a cru plus que jamais. Les Bleus ont été dans le trio de tête pendant 95% de la course. Mais pas à l'arrivée…
Roberto Gal, l'entraîneur Equipe de France, peut l'avouer, la pilule est dure à avaler. "Je dois gérer mes troupes car ils sont tellement abattus, lance-t-il. Dans la vie, il faut un peu de chance, là ces JO ne veulent pas nous sourire. Le staff et les athlètes méritaient mieux. C'est la médaille du con." Du con, ou du poissard, comme Vittoz. De Turin à Vancouver, il aura cumulé les places d'honneur: deux fois 4e, une fois 5e, une fois 6e, une fois 7e. Lui qui était devenu en 2002 le premier Français à remporter une épreuve de Coupe du monde, avant un sacre de champion du monde trois ans plus tard, avait tout pour obtenir une médaille olympique dans sa carrière. Ce ne sera pas le cas. A moins que la roue ne tourne enfin sur le 50 kilomètres, mais cette distance en style classique ne lui a jamais souri.
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Reuters






















La réclamation ne sera pas entendue. Jörg Capol, directeur des épreuves de ski de fond de la Fédération internationale, a précisé que l'erreur était imputable non pas à l'équipe norvégienne mais à un officiel qui a enregistré les deux paires de ski de Martin Johnsrud Sundby.
- LV -Le 25/02/2010 à 15:19
faire toute la course devant pour rattrapper le suedois était absurde je trouve
le mieux aurait sans doute été de laisser le tcheque aux commandes et de laisser revenir Northug plus vite
pourquoi ?! c'est simple. northug et le tcheque aurai fai la course et jonnier aurai été derriere a attendre
mais bon, c'est un point de vue ....Le 25/02/2010 à 14:54
En mettant un Jonnier ou manificat au classique, on aurait été irrémédiablement été décramponé comme de nombreuses autres équipes qui ne sont jamais revenues.
Il nous manquait un bon relayeur a la fin car Manu semble plus être un mec pour les longues distances donc bon, c'est dommage.Le 25/02/2010 à 14:44
Vitoz aurait du conclure.
Quitte à prendre le risque d'être moins performant sur un des autres relais.
Vue l'envie de Vitoz, je pense que c'était la meilleure solution (ou alors magnificat en finish).Le 25/02/2010 à 14:09
Hier soir j'étais terriblement déçu, pas parce que la France finissait 4ème (ca se sentait que Jonnier n'était pas au top) mais parce que Vincent n'aurait pas sa médaille. C'est quelqu'un qui a fait beaucoup pour le fond français et je l'en remercie. C'était pour moi la seule chose qui manquait pour que les jeux soient parfaits. Merci Vincent !Le 25/02/2010 à 14:06
Dommage pour l'équipe de france mais ils ont quand meme fait un super relais.Le 25/02/2010 à 14:03
On parle de malchance; c'est parfois le cas, mais si on chute tout seul ou en heurtant les skis du skieur qui est juste devant, ce n'est plus de la malchance mais une erreur.Le 25/02/2010 à 13:57
Mais, tout a été perdu lorsque le suédois Hellner a attaqué dans le dernier tour. Jonnier s'est cramé en essayant d'échapper au retour de Northug.Le 25/02/2010 à 13:39