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Snowboard, le filon doré?
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Publié 09/02/2006 à 14:00 GMT+1
Depuis Nagano, le snowboard a pris la bonne habitude de contribuer assez largement au butin français aux Jeux d'hiver. Une tendance qui pourrait encore s'accentuer à Turin avec l'introduction du boardercross. Au point de faire du snow le premier pourvoyeu
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Crédit: Eurosport
GEANT PARALLELE
La discipline historique du snowboard aux Jeux, la première qui fut instaurée, en 1998, avant d'être rejoint par le half-pipe à Nagano puis par le boarder cette année. Chez les filles, le titre n'a encore jamais échappé à la France: Karine Ruby puis Isabelle Blanc (sacrée d'ailleurs devant Ruby) se sont succédé au palmarès. Si la première s'est orientée vers le boardercross, Blanc est toujours là. Après un bon début de saison (victoire à Sölden), elle a connu une période plus difficile, mais elle assure se sentir prête.
La meilleure chance tricolore repose peut-être sur Julie Pogamalski, deuxième de la Coupe du monde. A condition qu'elle ne laisse pas trop de forces en boardercros... Si les Françaises ont connu beaucoup de réussite aux Jeux, ce n'est pas le cas de leurs camarades masculins, grands perdants de Salt Lake City. Dans l'Utah, Nicolas Huet et Mathieu Bozzetto figuraient parmi les grands favoris, mais ils étaient passés à côté. Plus en retrait cette saison, ils n'en restent pas moins des prétendants à une médaille.
HALF-PIPE
Médaillée d'argent à Salt Lake City pour la première apparition du half-pipe, Doriane Vidal reste une valeur sûre de sa discipline. Si la Canadienne Kelly Clark, qui l'avait déjà devancée en 2002, semble légèrement au-dessus, la Française, deuxième de la Coupe du monde, est largement au niveau du podium et il serait décevant de ne pas la voir terminer sa carrière sur une dernière médaille olympique. A 29 ans, Doriane va en effet tourner la page après Turin. " Les deux qui sortent du lot, ce sont Clark et Doriane", juge Jean-Philippe Garcia, entraîneur de l'équipe de France.
Chez les hommes, les chances de podium apparaissent un peu plus fragiles, mais elles sont néanmoins réelles. L'atout numéro un est sans conteste Mathieu Crépel. Vainqueur de la Coupe du monde en 2005, il est un peu en retrait cet hiver puisqu'il pointe au 6e rang. Mais dans un bon jour, il peut viser un podium. Il reste d'ailleurs sur une deuxième place à Kreishberg. L'autre Tricolore, Gary Zebrowski, espère rentrer en finale. "Ils ont bien travaillé, leurs runs sont en place. D'après ce que j'ai vu, l'Américain Shaun White et les Finlandais Antti Autti et Risto Mattila seront bien présents", juge toutefois le coach national.
BOARDERCROSS
C'est la nouvelle discipline olympique du boadercross. A priori, la France n'aura pas à se plaindre de cette innovation, car il s'agit là d'une véritable manne potentielle de médailles. Sacrée en géant parallèle à Nagano et vice-championne olympique à Salt Lake City, Karine Ruby s'est tournée depuis vers le boardercross, dans l'optique de ces Jeux de Turin. Triple championne du monde de la discipline, Ruby vise une troisième médaille consécutive. Elle devra pour cela prouver qu'elle a récupéré de ses deux graves blessures.
Karine Ruby est en effet une miraculée. La Chamoniarde reste sur deux saisons blanches. Une blessure au genou gauche, puis une autre, plus sérieuse encore, aux vertèbres, l'ont éloignée de longs mois des pistes. Elle a même dû porter un corset pendant plusieurs semaines. Echaudée par ces gros pépins de santé, elle veut mettre la flèche. Après un dernier défi olympique. Une de ses principales rivales pourrait bien être Julie Pogamalski, victorieuse d'une manche de Coupe du monde cette saison, tout comme les deux dernières Françaises engagées, Deborah Anthonioz et Marie Laissus.
Seule une blessure semble pouvoir priver Xavier Delerue du titre olympique. Le Pyrénéen est la référence mondiale du boardercross. Lauréat de la Coupe du monde en 2003, 2004 et 2005, il domine encore cette saison. Malheureusement, une fracture de la malléole l'a immobilisé près d'un mois avant les Jeux. Il reprendra contact avec la neige le 14 février, soit seulement deux jours avant les qualifications. Un timing serré. Mais si sa malléole le laisse tranquille, Delerue a toutes les chances de monter sur le podium. Son petit frère, Paul-Henri, Pierre Vautier, et Sylvain Duclos complètent le groupe. Ils sont tous déjà montés sur le podium au moins une fois en Coupe du monde.
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