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Une der en or?
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Publié 17/02/2006 à 08:45 GMT+1
Grande dame du snowboard, Karine Ruby se lance un ultime défi vendredi à Turin. Championne olympique en géant parallèle à Nagano, médaillée d'argent à Salt Lake City, la Française va tenter de décrocher un nouveau podium à Turin. Mais en boardercross, cet
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Crédit: Eurosport
A 28 ans, Karine Ruby se sent un peu "vieille" face aux "petites jeunes aux dents longues" qui vont lui disputer le podium vendredi. "Il y a plein de petites jeunes qui ont les dents longues mais la vieille que je suis va se battre", annonce la Chamoniarde, qui, outre son titre olympique en slalom géant à Nagano, avait touché l'argent à Salt Lake City en géant parallèle derrière Isabelle Blanc. La Française peut toutefois compter sur son immense expérience pour dompter la jeune garde, emmenée par la Canadienne Dominique Maltais, leader de la Coupe du monde, et l'Américaine Lindsey Jacobellis, championne du monde en titre, 40 ans à peine à elles deux.
"J'espère que les jeunes ne vont pas savoir gérer la pression ", glisse Ruby, du haut de ses 123 podiums en Coupe du monde (pour 68 succès) et de ses six titres de championne du monde. Une carrière longue de presque douze ans, d'abord forgée en géant. "J'ai un passé technique qui peut me permettre de prendre le dessus ", assure Karine Ruby, qui se trouve toutefois "un peu juste physiquement". Un déficit physique qui pourrait s'avérer handicapant pour elle qui juge le parcours de Bardonecchia " un peu long".
"Je ne suis pas vraiment préparée pour un boarder d'une minute trente, explique-t-elle. J'ai repris l'entraînement tardivement. En mai, quand tout le monde a repris, j'étais encore dans un corset". Douloureux souvenir d'une grave chute et d'une blessure aux vertèbres. Un autre petit détail chagrine la première médaillée d'or de snowboard de l'histoire olympique: "J'ai du mal avec le gros saut du départ". Karine Ruby ne s'avance donc pas en grande favorite. En tout cas pas plus que ses trois copines de l'équipe de France: Julie Pomagalski, Marie Laissus et Déborah Anthonioz.
Des quatre, Miss Ruby est d'ailleurs la seule à ne pas avoir remporté une étape de Coupe du monde cette saison. Mais elle est la mieux classée (5e) au général, même si les autres ne pointent pas bien loin. Les quatre rideuses françaises sont en effet toutes dans les onze premières mondiales, signe de la qualité des Bleues. Les adversaires des Françaises sont nombreuses: deux équipes -le Canada avec Maltais (1re de la Coupe du monde) et Maelle Ricker (2e) et la Suisse avec Olivia Nobs (4e) et Mellie Francon (6e)- ainsi que deux autres filles, Jacobellis (12e) et l'Autrichienne Doresia Krings (3e).
Le snowboardcross est par définition une course très ouverte, en raison des risques permanents de chute ou de sortie. Mais il le sera plus encore aux Jeux car aucune tête n'a vraiment dépassé cette saison en Coupe du monde. Les huit courses sont ainsi allées à huit filles différentes. Aucune ne s'est pourtant offerte à Ruby. Il est donc temps pour elle de se faire un dernier cadeau, histoire de passer une retraite dorée.
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