ATP MARSEILLE - Finale
Gilles Simon (FRA) bat Marcos Baghdatis (CYP/N.7) 6-4, 7-6 (7/3)
Face-à-face : 1/0.
Revivez le film du match !
Comme Roger Federer en 2003, comme Guy Forget en 1996, Fabrice Santoro en 1999 et Arnaud Clément l'an dernier, Gilles Simon s'est imposé à Marseille. Un résultat obtenu avec la manière tout au long de la semaine et en finale face à son redoutable ami Marcos Baghdatis. Ce Niçois d'origine, qui était en perdition depuis plusieurs mois, imite donc parfaitement Arnaud Clément. L'année dernière, l'Aixois était aux abonnés absents depuis longtemps quand il a décroché l'Open 13.
Le dixième match consécutif de Marcos Baghdatis en deux semaines était le match de trop. Le Chypriote et le Français qui sont amis en dehors des courts ont livré une bataille franche, sans se faire de cadeau. Marcos a pris les devants avec un break immédiat puis s'est fait surprendre en fin de set. Une explication ? Des jambes un peu lourdes.
Les jambes lourdes de Baghdatis
Pendant neuf jeux, Baghdatis a plutôt dominé les échanges. Simon joue loin de sa ligne de fond et compense par des courses rapides vers l'avant et de belles accélérations. Crispé par l'événement en début de match, il débreake à 2-2. Sa première balle devient de plus en plus consistante au fil des jeux. A 5-4, Baghdatis se déplace un peu moins bien. Il sauve deux balles de set mais doit s'incliner devant une volée jouée collée au filet par Simon.
Le Chypriote doit gérer son engagement pour ne pas "exploser". Il joue plus lentement, prend moins l'échange à son compte mais prend plus de risques et joue plus fort. Sous les yeux de Thierry Tulasne, qu'il vient de retrouver en tant qu'entraîneur et de sa petite amie, le Français prouve qu'il a mûri. Il ne s'enflamme pas et presse intelligemment son adversaire, sans se laisser griser par l'enjeu.
A 5-3, il sert pour le match. La tension est trop forte et Simon perd un premier point éprouvant et le jeu. Tout se jouera lors d'un tie-break mouvementé.
Au moment de conclure, Simon devient timide mais ne craque pas
Baghdatis est de plus en plus irrégulier. Simon joue timide, très loin de sa ligne de fond, mais il ne perd pas le contrôle de son tennis. Marcos arrose un peu le court et le match bascule définitivement. Gilles Simon tient son premier titre sur le circuit pro, moins d'un an après sa première finale à Valence. Son parcours, comme celui d'Arnaud Clément (vainqueur en double avec Llodra avant la finale) en 2006, a été aussi étonnant qu'exemplaire.
La semaine avait commencé en douceur pour Simon avec deux victoires autoritaires face à un espoir néerlandais (Galung) et un vénérable trentenaire suédois (Björkman) et surtout le forfait de Lleyton Hewitt.
De retour de Coupe Davis, l'Australien n'était pas assez affûté pour accepter de se faire balader. Les deux derniers matches sont en revanche digne du Top 30. Ses succès aux dépens de Robin Soderling et Marcos Baghdatis donnent une idée de sa marge de progression.
Il va se rapprocher du Top 50 et se relancer sur le circuit avec de nouvelles certitudes.
Prochaine étape, s'il se sent capable d'enchaîner : Rotterdam, où il doit affronter l'Allemand Kohlschreiber au premier tour.
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Reuters





















