Finale à Belgrade : J-7

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Guy Forget dit avoir ressenti "de bonnes sensations" lors de la première semaine de préparation à la finale de Coupe Davis. "On a le temps de travailler, d'insister sur le double, de s'habituer aux balles..." Voici les derniers mots du capitaine avant un week-end respiration et le départ dimanche.

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Crédit: Eurosport

OU EN SONT LES JOUEURS ? "DE BONNES SENSATIONS"
"Tout le monde a très vite très bien joué et a vite retrouvé ses sensations. Tous les joueurs sont l'écoute de leur corps, et notre mot d'ordre, c'est bien sûr de ne pas se blesser. Les organismes sont un peu fatigués en cette fin de saison et la prudence s'impose.
"Les joueurs sont un peu tendus, ils savent que la barre va très très haute à Belgrade et ils veulent donner le maximum. Donc à la moindre petite alerte, ils sont attentifs voire soucieux, c'est compréhensible."
L'OEIL DU CAPITAINE : "CE QUE JE VOIS ME PLAÎT"
"Ce que je vois, ça me plaît. Bien sûr les joueurs sont très exigeants envers eux-mêmes. On aimerait tous courir comme Usain Bolt ou servir comme John Isner, et certains s'inquitent parfois, mais notre rôle c'est de les rassurer, de leur dire que tout va bien. D'ailleurs, globalement, on est dans les temps de ce que nous avions prévu. Il fallait un temps d'adaptation. Maintenant, on n'est pas là pour être les champions du monde de l'entraînement...."
LA METHODE : NE RIEN CHANGER
"Ici, nous avons fait en sorte de ne pas changer les habitudes prises cette saison, dans notre façon de travailler et de nous organiser. Nous avons eu simplement plus de temps. Mais nous ne comparons pas avec les stages du passé. Il ne s'agit pas de regarder en arrière mais de rester dans la continuité. A Toulon, Clermont-Ferrand, Lyon, les joueurs ont su gérer les difficultés. Ils ont cet exemple en tête, ils savent qu'ils peuvent le reproduire."
"Nous avons travaillé dans de très bonnes conditions. Nous sommes une structure légère, ce n'est pas comme une équipe de foot ou de rugby. Nous étions à dix minutes du centre d'entraînement, il a fait soleil alors qu'il neige partout en France. Bon, il fait cinq degrés dehors, on n'est pas Tahiti et on ne fait pas du tourisme, donc on ne craint pas le contraste avec Belgrade. Samedi, les joueurs vont rentrer chez eux pendant 24 heures, prendre du linge propre et puis nous partons dimanche."
PREPARER BELGRADE : IMAGINER LE PIRE
"Nous avons préféré nous préparer au pire, faire un tableau peut-être un peu trop sombre de ce qui peut se passer Belgrade (avec les interventions notamment de Claude Onesta et du RAID, ndlr) mais c'est mieux ainsi. Les joueurs seront prévenus. Ils auront déjà en tête ce qui peut se passer."
DJOKOVIC "EN CONFIANCE"
"Novak Djokovic va arriver Belgrade avec un capital confiance très fort. Jouer le Masters ? Cela ne va pas le pénaliser. A son âge, on récupère vite, surtout de matches en deux sets gagnants. Pour lui, c'est un formidable entraînement. Nous on ne se préoccupe pas de son parcours. Et surtout, nous souhaitons qu'il soit là à Belgrade, qu'il ne se blesse pas. Nous voulons jouer la grande équipe de Serbie."
UN COMBAT DE TOUS LES INSTANTS ? "COMME D'HAB' !"
"Le match sera-t-il un combat de chaque instant ? C'est le propre de la Coupe Davis. Les joueurs doivent jouer leur meilleur tennis chaque match. C'est ce qu'ils ont fait contre l'Espagne et l'Argentine, et nous les aidons pour qu'ils y arrivent encore en finale."
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