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Nadal, la grande inconnue
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Publié 15/09/2011 à 18:16 GMT+2
Rafael Nadal sera-t-il en forme vendredi pour lancer cet Espagne-France à Cordoue ? Oui, jusqu'à preuve du contraire... A moins qu'il ne décide lui-même de s'aménager plus de temps de récupération. Richard Gasquet n'y croit pas. Guy Forget en rêve.
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Guy Forget a prévenu : les Bleus ne sont pas à l'abri d'un "coup de Trafalgar". Comprendre : le capitaine tricolore a surpris son monde jeudi, alors pourquoi pas les Espagnols vendredi ? Au-delà de la stratégie de Forget de vouloir préserver Tsonga en vue d'un match décisif dimanche, l'inconnue du week-end reste Rafael Nadal... L'Espagnol a du mal à récupérer après un US Open terminé lundi sur une finale perdue face à Novak Djokovic. Il a pris le décalage horaire en pleine poire et les 35°C de moyenne en journée à Cordoue n'arrangent rien. Au point que même son oncle d'entraîneur Toni Nadal ne réserve son avis qu'au lendemain.
Alors les Espagnols ont-ils raison de s'inquiéter pour leur protégé ? Il faut dire que l'intéressé lui-même ne donne pas des signes rassurants. "J'arrive un peu juste au niveau forme. Je ne serai pas à 100% de mon meilleur niveau sur terre battue, mais j'espère que ça suffira. Depuis que je suis ici, je n'ai eu que 4 heures et demie, cinq heures d'entraînement, c'est un peu juste. Espérons que ça suffise pour passer." Il n'en suffisait pas tant pour remettre le problème du calendrier trop lourd de l'ATP sur le tapis. "C'est pénible de le rappeler, mais oui, ce n'est pas bon de jouer aussi peu de temps après un tournoi du Grand Chelem. La Coupe Davis, si elle continue ainsi, ne peut prétendre attirer les meilleurs joueurs. Il y a actuellement plus d'inconvénients que d'avantages à venir jouer cette Coupe Davis. Si je suis venu, c'est avant tout pour défendre mon pays, qui plus est à la maison."
"Verdasco ou Lopez à la place, je prends !"
Richard Gasquet, son premier adversaire vendredi midi, s'attend en tout cas qu'il soit face à lui dans l'arène de Cordoue. "Nadal a une résistance en dehors du commun, affirme-t-il le ton grave et les bras croisé. Je suis sûr qu'il aurait même été capable de jouer aujourd'hui s'il avait fallu. Et plus le match avance, mieux il est. A part Djokovic, je ne connais pas de joueur aussi physique que lui." Tsonga, de son côté, ne comprend pourquoi le Majorquin s'inflige cela. "Cela dépasse mon entendement", plaçait-il même en conférence de presse.
Il faut dire que Nadal en Espagne est une institution à lui tout seul. C'est 15 victoires en 16 matches depuis sa toute première sélection en 2004. Sans lui, l'Espagne a bien soulevé le Saladier d'Argent en 2008 en Argentine, mais sans lui, au moins aligné en simple, les Ibériques ont souvent perdu. La dernière fois n'est pas si lointaine : c'était l'année dernière à Clermont-Ferrand, où les Bleus avaient largement dominé les débats en indoor (5-0). Sous le ciel bleu turquoise et sur la terre battue et avec une chaleur étouffante, Cordoue sera le théâtre d'un épisode qui n'aura rien à voir avec la dernière confrontation franco-ibérique. Nadal ou pas Nadal.
Guy Forget, lui, se met déjà en situation. "C'est vrai que tout est possible et que Nadal peut ne jouer pas vendredi. Si on peut avoir un autre gaucher comme Fernando Verdasco voire Feliciano Lopez face à nous, je prends ! Et je pense que Richard aussi. Personne n'est à l'abri d'un coup dur. On est bien placés pour le savoir. Mais ce serait une bonne nouvelle pour nous." A ce petit jeu des pronostics, Albert Costa, capitaine ibérique, ne préfère pas se lancer, même si les Espagnols sont invaincus sur leur terre depuis 1999. Pour lui, "il vaut mieux un Nadal un peu fatigué qu'un Verdasco à 100%." Il aura pourtant jusqu'à une heure avant le début de la première rencontre pour savoir qui il devra lancer dans l'arène.
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