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Allemagne-France : Après Tsonga, Gaël Monfils n'ira pas en Allemagne... et ça agace

Après Tsonga, Monfils n'ira pas en Allemagne... et ça agace
Par Sébastien Petit via AFP

Le 21/02/2015 à 15:44Mis à jour Le 23/02/2015 à 17:54

Comme Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils ne sera pas du déplacement en Allemagne au premier tour de Coupe Davis début mars. Un forfait qui agace le clan français pas très rassuré à l'idée de jouer sans eux à Stuttgart. Ce désistement devrait profiter à Gilles Simon, remplaçant de longue date sur le banc bleu.

Gaël Monfils passe son tour. Soucieux de se préserver davantage en ce début de saison, le Parisien ne sera pas du premier tour de Coupe Davis en Allemagne début mars. Un forfait qui s'ajoute à celui de Jo-Wilfried Tsonga, toujours en délicatesse avec son bras droit. Dans un entretien à L'Equipe, Monfils explique son choix de renoncer au déplacement à Francfort par un souhait appuyé de son entraîneur allemand Jan de Witt, qui le juge hors de forme.

"Pour être honnête, ça vient plus de Jan (De Witt) que de moi, avance un Monfils qui hésitait à stopper sa saison au mois de février avant de venir à Marseille. Jan estime que je cours après ma forme, que je n'ai pas fait la période foncière qu'il aurait souhaitée et que mes résultats sont moyens. Il trouve que je joue trop. C'est pour ça qu'il ne voulait pas que je vienne ici".

" Jan de Witt ne m'a pas posé un ultimatum, mais presque"

"Cette décision est un véritable crève-coeur. Avec Jan, ça se passe très bien, mais il y a pas mal de ses décisions que j'ai outrepassées et ça l'agace énormément. Il ne m'a pas posé un ultimatum, mais presque. Il m'a dit: 'Si tu prends un entraîneur c'est pour l'écouter' ", a continué le 21e joueur mondial.

Gaël Monfils - 2015

Gaël Monfils - 2015AFP

Cette décision n'a pas été très bien accueillie par le clan tricolore. Et c'est le moins que l'on puisse dire. Arnaud Clément en premier. Le capitaine tricolore n'était "pas d'accord", mais "respecte" son choix, a confié Monfils, avant de souligner que Simon, Gasquet et Tsonga, eux, "l'avaient compris". Mais pas Lionel Roux, l'entraîneur des Bleus en Coupe Davis, comme il l'a exprimé au micro de Sport+ : "Il ne faut pas tout confondre, l’un n’empêche pas l’autre. En 2010, quand il était entraîné par Roger Rasheed, un autre coach à poigne, Gaël avait disputé tous les tours et remporté quasiment tous ses points. Cela ne l’avait pas empêché d’être septième mondial."

Son de cloche plus appuyé de la part du président de la FFT, Jean Gachassin, "très surpris et consterné", au micro de la radio RMC Sport. "Gaël est une personne attachante qui m’est chère et je ne comprends pas. Lui qui aime porter le maillot... J’espère avoir une discussion avec lui. Ainsi qu’avec Arnaud Clément. J’ai discuté avec lui vendredi et il ne m’a rien dit..."

Pas de Tsonga, pas de Monfils : Simon et Chardy, préparez-vous !

Le capitaine tricolore doit justement annoncer sa sélection mardi. Une sélection française qui devrait voir émerger en têtes de proue de l'équipe Richard Gasquet et Gilles Simon, qui a passé toute la campagne 2014 en cinquième homme sans jouer un match. Avec eux, Jérémy Chardy pourrait également être de la partie, lui qui attend de revenir dans l'équipe depuis la saison 2011 et un premier tour en Autriche. En revanche, Julien Benneteau pourrait être l'autre absent de marque, le Bressan souffrant d'une pubalgie depuis le tournoi de Rotterdam début février.

Gilles Simon (Coupe Davis)

Gilles Simon (Coupe Davis)Eurosport

L'Allemagne ne reste pas un très bon souvenir pour les Bleus. En France en quart de finale l'an passé, les Bleus ont été menés 2-0 par une équipe bis allemande, avant de renverser le match avec Tsonga et Monfils. Sans eux, la tâche pourrait être encore plus compliquée à Francfort pour Gachassin. "On a besoin de Monfils car l’Allemagne, ce n’est pas gagné. C’est ennuyeux pour ses copains aussi. Ce n’est pas sa mentalité de refuser une sélection. Il faut percer l’abcès et essayer de le retourner."

Le N.3 français a expliqué avoir dû "décaler" son entraînement pour participer au tournoi exhibition IPTL en décembre, avoir connu des "soucis personnels" et avoir eu la grippe en janvier lors du tournoi ATP de Montpellier. Monfils a étrenné son partenariat avec l'entraîneur allemand lors de l'Open d'Australie en janvier. Un pari censé lui permettre d'exploiter son potentiel pour "gagner un Grand Chelem", selon les termes de son entraîneur repris par le joueur lui-même. "Si ça se passe mal en Allemagne, je serai là pour le match de barrages", a tenté de rassurer un Monfils sûr de lui sur ce coup-là. Pour faire mieux passer la pilule ?

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