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Llodra:"Ce n'est pas fini"
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Publié 13/04/2008 à 09:30 GMT+2
Michaël Llodra, ravi d'avoir réussi un grand match avec son ami et partenaire de double Arnaud Clément, évoque la suite de la compéition. Selon lui, si la tâche est difficile, la France a encore une chance de battre les Etats-Unis en quarts de finale de C
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COUPE DAVIS - Quarts de finaleUSA-FRANCE 2-1
Michaël, c'était du top niveau !
MICHAEL LLODRA : "On savait avant de commencer que l'on devait faire un grand match. C'est peut-être pour ça que l'on a de si bonnes statistiques contre eux. Ce n'est jamais facile de jouer contre eux. On sait qu'il faut toujours sortir un grand match si l'on veut s'imposer. Aujourd'hui, une nouvelle fois, on a su élever notre niveau de jeu. C'était du très solide !"
Vous êtes-vous déjà senti aussi bien avec Arnaud ?
M. L. : "Oui. Tout au long de l'année, quand on joue ensemble, on est très solide. Peut-être aussi que le fait d'être ami dans la vie, d'être aussi proches, nous aide énormément. Aujourd'hui, si on a réussi à gagner, malgré la perte du premier set qui était très dure à encaisser, c'est parce que l'on a su rebondir."
Vous vous êtes régalés ?
M. L. : "Oui, oui, c'est pour cela que l'on joue au tennis. Quand on est jeunes, et qu'on imagine pouvoir disputer un double comme ça en Coupe Davis, aux Etats-Unis, devant 15 000 personnes, c'est un régal. Jouer en plus avec son pote, c'est fabuleux."
Guy Forget a confié après la rencontre : « Aujourd'hui, les jumeaux sur le terrain, c'était Arnaud et Mika »…
M. L. : "Les Bryan font des choses incroyables en double. Ils sont numéros 1 mondiaux depuis cinq ans, et on a des supers « stats » contre eux. Cela n'a pas dû leur faire plaisir. Mais le fait d'être ami avec Arnaud, de s'apprécier autant, de passer nos vacances ensemble, nous aide quand on doit se serrer les coudes. Arnaud sait très bien que je ne lui reprocherai jamais de rater un coup et vice-versa. A partir de là, on peut tout se dire, c'est important."
Que vous êtes-vous dit justement à la fin du premier set que vous auriez dû remporter ?
M. L. : "On sait tous que l'on a une balle pour finir, que l'on ne parvient pas à conclure. Arnaud hésite un peu sur son coup droit. Ce n'est pas une balle facile, mais bon… Et on perd le set. Certaines équipes n'auraient peut-être pas réagi comme nous et auraient flanché. Lorsque les Bryan commencent à bien jouer et sont devant au score, c'est là où ils sont le plus dangereux. A l'image de se qui s'était passé à Wimbledon, on s'est dit : « On a eu plus d'occases qu'eux, on a perdu le premier, mais on n'a pas perdu le match. » Et derrière, hormis une ou deux frayeurs, on a été bien plus fort qu'eux."
Du coup, l'espoir demeure…
M. L. : "Oui, forcément. Déjà hier, on n'est pas passés loin du 1-1. C'était important de gagner aujourd'hui. On n'avait pas vraiment le choix. La rencontre est relancée, même si l'on sait qu'il va falloir gagner encore deux points. Ce n'est pas irréalisable. On a montré aux Américains qu'on n'est pas venus ici pour faire de la figuration. On a vraiment envie de gagner cette rencontre."
Il va y avoir un « conseil de guerre » ce soir. Comment cela va-t-il se passer ? Chacun donne son avis ?
M. L. : "Tout le monde donne son avis. Il est important d'avoir l'avis de chacun pour se sentir à l'aise. On verra bien les bobos des uns et des autres. Mais en tous cas, je peux vous qu'il y a une super ambiance dans cette équipe. Même si on ne passe pas demain contre les Etats-Unis, je suis sûr que dans les prochaines années, on arrivera à la gagner cette Coupe Davis.
Cette dernière journée s'annonce excitante…
M. L. : "Bien sûr que c'est excitant. On joue contre les Etats-Unis, l'une des meilleures équipes du monde. Cela fait 2-1 pour eux, on est revenus. On était très abattus hier soir, mais on s'est bien remonté les bretelles. Aujourd'hui, on y croit, ce n'est pas fini.
Que faut-il faire pour battre Roddick ?
M. L. : "Déjà, qu'il serve un peu moins bien… Cela nous aiderait pas mal. S'il arrive à rééditer la prestation qu'il a faite contre moi vendredi, il sera dur à battre. De toute façon, lorsque l'on joue contre une équipe comme les Etats-Unis, tous les matches sont durs à gagner. Ils ont deux joueurs de simple dans le Top 10, et les numéros 1 mondiaux en double. Maintenant, on n'a rien à perdre. Il faudra un grand « Paulo », un grand « Richard » ou un grand « Arnaud » pour gagner ce quatrième simple."
Comment cela va-t-il se passer ce soir avec Guy ? Viendra-t-il vous consulter un par un ?
M. L. : "Il n'y a aucune cachoterie entre nous. La force des grandes équipes, c'est justement de ne pas avoir peur de parler à certains joueurs devant les autres. Nous, on n'a rien à se cacher. On fait souvent des débriefings le soir pendant les repas. Chacun va donner son point de vue, et ce sera à Guy de trancher. En tout cas, il y a plusieurs options, et c'est ce qui fait la force de l'équipe de France."
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