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Forget:"Un feu d'artifice"
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Publié 08/01/2009 à 15:46 GMT+1
Guy Forget est un capitaine de Coupe Davis heureux vu la compétitivité des joueurs français cette année, mais a du mal à comprendre pourquoi la Fédération française de tennis a jugé sa fonction incompatible avec celle de diriger aussi les filles en Fed Cup.
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Que retenez-vous de cette année florissante pour le tennis français ?
GU FORGET : "La variété de joueurs français qui ont bien joué et pas forcément quand on les attendait. On n'attendait pas forcément Jo-Wilfried Tsonga à l'Open d'Australie. Ni Gaël Monfils à Roland-Garros. Gilles Simon a été plus constant. C'est venu un peu de tous les côtés, comme un feu d'artifice o, à la fin, on fait: Oh! Ouah! Oh! On n'était pas habitué à voir ce genre de choses."
La déception vient de celui qu'on attendait le plus, Richard Gasquet ?
"Les performances des autres font qu'on a parlé moins de lui, de son année qui a été moyenne. C'est peut-être pas plus mal pour lui. Je crois qu'il a hâte de réattaquer la saison prochaine. C'est un peu réducteur de ramener ça à un blocage psychologique. Aujourd'hui, il s'entraîne physiquement parce qu'il peut progresser physiquement. Il essaie de faire évoluer son jeu pour être plus offensif. Il travaille aussi mentalement pour essayer d'être plus serein."
Comment allez-vous construire votre équipe de France?
"Ca reflète souvent le classement ATP. Je vais partir en Australie pour me faire une idée de leur confiance, de leur résistance à l'effort physique des matches en cinq sets. Il y a des chances pour que celui qui sera allé loin dans le tournoi soit dans l'équipe. Pour le double, je commence à avoir une idée précise de leur valeur moyenne, Mika (Michaël Llodra) étant le plus solide. Aujourd'hui, rien n'est arrêté et aucune place n'est acquise."
Jo-Wilfried Tsonga va-t-il se poser en leader dans cette équipe?
R: "Jo a dit: +moi je veux être un leader+. C'est quelque chose à quoi il aspire. Je pense qu'il peut très vite le devenir. A l'inverse, je crois que Richard n'a pas trop envie d'endosser de rôle-là, en tout cas pour l'instant. Après, on peut imaginer qu'il n'y ait pas de leader. Ou alors deux leaders qui tirent le groupe vers le haut. Il va y avoir, qu'on le veuille ou non, des rivalités. Ce sera marrant de voir quand ils seront dans les tournois l'un contre l'autre ou en Coupe Davis, lequel va être le plus solide, le pilier de l'équipe. Je souhaite que chacun d'entre eux se dise: je joue ces deux points pour l'équipe de France. Le leader va se distinguer par son rendement sur le terrain."
On dit que les joueuses ont donné votre nom pour reprendre le capitanat de Fed Cup?
"La Fédération ne m'en a jamais fait part. Les joueuses m'en ont parlé. Si le président de la Fédé estime que c'est mieux de mettre Pierre, Paul ou Jacques... Apparemment, ce qui a été dit aux joueuses avant même qu'on m'en parle, c'est que ce n'était pas possible de faire les deux (Coupe Davis et Fed Cup) que ce n'était pas compatible. C'est leur décision. Il me semble pourtant que quand Yannick (Noah) et moi on l'a gagnée, on faisait les deux en même temps. Apparemment aujourd'hui, il y a une autre politique mise en place."
Etes-vous déçu qu'on ne vous l'ait pas proposé?
"Je ne veux pas faire de polémique avec ça. Je pense que Nicolas (Escudé) sera quelqu'un de très bien et je suis le premier derrière lui. Après, sur les décisions politiques de la Fédération, il y en a que je trouve très bien et d'autres pas du tout. Il y a des gens que j'apprécie et d'autres pas du tout. Je suis en très bons termes avec Nicolas. On lui a dit très tôt que moi ce n'était pas possible, que c'était hors de question."
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