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Simon: "Un rêve de gamin"
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Publié 06/03/2009 à 09:00 GMT+1
Gilles Simon dispute son premier match en équipe de France de Coupe Davis, vendredi à Ostrava, face au Tchèque Tomas Berdych. Le N.1 français, 8e mondial, estime avoir "la chance" de jouer en premier afin de ne pas trop cogiter dans son coin...
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Gilles, vous allez entamer la rencontre contre Tomas Berdych. Quelles sont vos impressions ?
G.S. : Je suis content de défendre les chances de la France sur le terrain, pour la simple et bonne raison que je jouais plutôt pas mal à l'entraînement ces derniers temps. Je retrouve vraiment de bonnes sensations. Je suis prêt physiquement. Il y a un moment où il faut prendre ses responsabilités et y aller, ce sera vendredi.
Vous allez défendre les couleurs de la France pour la toute première fois. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
G.S. : Jouer en équipe de France, c'est un rêve de gamin. C'est comme la première fois où l'on va jouer à Roland-Garros, on se dit : "C'est incroyable, j'y suis." Il va falloir assumer ce rôle-là, faire le maximum sur le terrain. Je vais avoir des adversaires très difficiles à jouer. Le fait de jouer en premier ne me dérange pas. Comme cela, je resterai vraiment concentré sur ce que j'ai à faire, sans avoir à penser à autre chose. J'attends ce match contre Berdych avec impatience.
C'est une nouvelle étape dans votre carrière de joueur...
G.S. : La Coupe Davis, c'est vraiment différent. Il ne faut pas essayer de comparer avec les autres tournois de l'année. C'est la seule compétition par équipes. C'est quelque chose à part. C'est d'ailleurs ce qui fait la magie de cette compétition. Vendredi, je ne jouerai pas pour moi, mais pour toute l'équipe de France. C'est autre chose à assumer sur le terrain, mais cela reste un match de tennis. Un match qu'il faut gagner.
Votre manque d'expérience en Coupe Davis peut-il être préjudiciable ?
G.S. : On ne sait jamais. Peut-être que oui, peut-être que non. Sur le terrain, j'ai déjà eu des matches très importants à jouer. Des demies, des finales de Masters Series, une demi-finale à la Masters Cup. C'était des matches difficiles, contre de très bons joueurs. Le problème sera ailleurs. La nouveauté, c'est que je ne jouerai pas que pour moi. Quand on est joueur de tennis, cela n'arrive pas souvent dans l'année. J'aurai juste ce paramètre à gérer, mais Guy sera sur la chaise pour m'aider.
Justement, la présence de Guy Forget à vos côtés sera-t-elle importante ?
G.S. : C'est toujours pareil, ça dépend. Si cela se passe bien, non. En revanche, si cela ne se passe pas bien, oui !
Qu'attendez-vous exactement du capitaine ?
G.S. : C'est difficile d'en parler avant le match. Ce sont des sensations qui viennent sur le terrain. C'est à ce moment là que l'on verra si ça passe bien. Je pense que si cela devait mal tourner, il saurait m'aider à retrouver mon meilleur tennis pour gagner le match.
Avez-vous une petite appréhension, un peu de trac avant d'endosser le maillot de l'équipe de France pour la première fois ?
G.S. : Forcément. Maintenant, j'ai déjà joué des matches avec une bonne pression. Ce sera une pression différente, mais cela reste des émotions que l'on a l'habitude d'avoir sur le terrain.
L'esprit de groupe, le fait que vous soyez tous copains, peuvent vous aider ?
G.S. : Oui, forcément, ça aide. Je sais que lorsque je serai sur le terrain, j'irai chercher du soutien vers les joueurs qui seront sur le banc. On s'entend vraiment très bien. Ils peuvent me donner un peu de forces au moment où ça peut devenir compliqué. Dans le contexte d'un match à l'extérieur, dans une salle de 7 500 places, avec tout un public contre soi, les copains sur le banc feront du bien !
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