Tennis - Coupe Davis
12/07/2010 - 03:01 - Mis à jour le 12/07/2010 - 12:51Il se passe quelque chose

En humiliant l’Espagne, l’équipe de France a frappé un grand coup en quart de finale de la Coupe Davis. Les hommes de Guy Forget sentent qu'ils ont tous les atouts en mains pour espérer soulever le Saladier d’Argent en fin d’année.
Face à l’Espagne, double tenante du titre, les troupes de Guy Forget ne partaient pas avec les faveurs des pronostics en quarts de finale de la Coupe Davis. Cette qualification acquise sur le score inespéré de cinq succès à rien a été la victoire d’un groupe, celle de tout le tennis tricolore. Alors que la formation ibérique, orpheline du Roi Nadal, a montré ses limites et qu’elle n’avait à sa disposition que des joueurs de même profil, souvent uniquement spécialistes de terre battue, la France a fait étalage de l’étendue de son banc.
Forget a l’embarras du choix
Les forfaits successifs de Tsonga, numéro un incontesté, de Gasquet et Mathieu, de retour en forme depuis quelques semaines, avaient donné le sentiment de sonner le glas des chances tricolores. Même si la France possède moins de représentants dans les 50 et 100 premiers du classement ATP que l’Espagne (7 contre 9, 11 contre 12) elle a, à sa disposition, un arsenal bien plus fourni, capable de s’exprimer sur n’importe quelle surface. Entre Monfils, présent dans le dernier carré à Roland-Garros, Tsonga, finaliste à l’Open d’Australie et vainqueur du Masters 1000 de Bercy, et Michael Llodra, pur serveur-volleyeur récemment titré sur le gazon d’Eastbourne, l’équipe de France est largement pourvue. Assise désormais sur une certaine expérience, elle semble en mesure de tenir la dragée haute à n’importe quelle nation quelle que soient les conditions de jeu. Sans compter Gasquet, Simon et "PHM" entre autres, tous les trois déjà titrés sur terre battue mais également sur surface rapide. "Avec les joueurs que l’on a, on a notre chance contre n’importe qui, insiste Simon. Il n’existe pas d’adversaires assurés de nous battre à tous les coups".
Avoir de bons joueurs, c'est indispensable, mais insuffisant pour décrocher à coup sûr le Saladier d’Argent en fin de saison. C'est pour cette raison que Guy Forget a tenu, tout au long du week-end, à mettre en exergue la fabuleuse solidarité qui unit ses troupes. "Je l’ai toujours dit, une campagne de Coupe Davis, ça se joue et ça se gagne à plusieurs. Il faut que chacun soit assez intelligent pour rester à sa place, pour être tolérant, accepter les coups de gueule de l'un ou de l'autre, les règles du capitaine".
L’équipe avant tout
La Coupe Davis est une compétition à part sur la planète tennis. "Notre sport est tellement individualiste, tellement parfois insupportable par rapport à ça. Les joueurs se regardent le nombril, ne pensent qu’à leur palmarès, leur compte en banque ou leur image", lance sans concession Guy Forget. "J’ai besoin des autres pour aller plus loin. En Coupe Davis, on ne gagne pas à quatre", renchérit Benneteau. "Chacun doit apporter sa pierre à l’édifice", enchaîne Forget. Simon tient le discours du parfait remplaçant : "Moi, je suis toujours surpris d’entendre que des joueurs veulent absolument jouer en Coupe Davis. Moi, je sais que je veux absolument y aller si je pense vraiment que je suis le mieux placé pour apporter un point. Dans le cas contraire, je laisse ma place volontiers". Richesse d’effectifs et état d’esprit irréprochable, la France semble réunir tous les ingrédients pour retrouver les sommets de la planète tennis.















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