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Escudé : "Pas de leader"
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Publié 25/01/2012 à 15:28 GMT+1
La France disputera son premier match dans le Groupe Mondial 2 en Slovaquie avec Alizé Cornet, Pauline Parmentier, Virginie Razzano, Aravane Rezai et Kristina Mladenovic. Pour le capitaine, Nicolas Escudé, la mission des Bleues ne sera pas impossible, même si aucune leader ne ressort des appelées.
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NICOLAS ESCUDE, quelle est votre sélection pour cette rencontre ?
N.E. : J'ai décidé de retenir un groupe de cinq filles : Alizé Cornet, Virginie Razzano, Pauline Parmentier, Aravane Rezai et Kristina Mladenovic.Qu'est-ce qui a motivé votre choix ?
N.E. : Le choix des quatre premières joueuses s'est fait naturellement, par rapport à ce que j'ai pu voir à Melbourne. Leurs résultats n'ont pas été très probants, malheureusement, en ce début de saison. Mais j'ai vu malgré tout de belles choses sur le court. C'est pourquoi j'ai fait appel à ces quatrehabituées ». Concernant Kristina (NDLR : Mladenovic), elle fait partie d'une nouvelle génération prometteuse avec Caroline Garcia. Au vu de ses récents résultats, tant en simple qu'en double, j'ai décidé de faire appel à elle, plutôt qu'à Caroline. C'est une sélection tout à fait logique.Dans votre esprit, Kristina Mladenovic part-elle à Bratislava véritablement en tant que cinquième joueuse, ou avec autant de chances que les autres de faire partie des quatre joueuses retenues pour la rencontre ?
N.E. : Elle a de réelles chances d'intégrer les quatre. Et c'est d'ailleurs le discours que je lui ai tenu quand je lui ai annoncé qu'elle ferait partie du groupe. J'ai toujours cette approche là avec les filles quand je décide d'en retenir cinq.
Avez-vous une nouvelle fois échangé avec Marion Bartoli ou son père pendant que vous étiez en Australie ?
N.E. : Non, je ne les ai pas vus. Depuis quatre ans, nous avions échangé avec eux chaque année, voire plusieurs fois par an. Je dirais que nous avons chacun notre logique.Les résultats des Françaises ne sont pas probants depuis quelque temps. Avez-vous retenu malgré tout quelques motifs de satisfaction de l'Open d'Australie ?
N.E. : Oui, mais ce sont des motifs qui concernent purement le jeu. En effet, en termes de résultats, cela ne s'est pas concrétisé. Virginie Razzano n'a pas eu un tirage évident, puisqu'elle affrontait Marion Bartoli d'entrée de jeu. Pour autant, j'ai vu une Virginie qui avait fait une très bonne préparation hivernale, très affûtée sur le plan physique. Pauline Parmentier, de son côté, a bien joué. Elle a bloqué lors de son dernier match, mais pour des raisons autres que tennistiques, des raisons psychologiques. Idem pour Alizé Cornet. J'ai vu de très bonnes choses sur le court, je pense qu'elle a bien bossé aussi cet hiver. Mais ce n'est pas passé psychologiquement. On en revient toujours au même problème avec cette génération, et notamment avec Pauline et Alizé. Les progrès à faire sont plus d'ordre psychologique que tennistique.Comment faire pour les régler, pour qu'un déclic se produise à ce niveau-là ?
N.E. : J'y travaille ! Mais il y a déjà eu déclic. Alizé, par exemple, en a déjà eu en Fed Cup. Je pensais qu'après avoir battu Svetlana Kuznetsova l'année dernière à Moscou, elle réussirait enfin à se libérer complètement. Cela n'a pas été le cas.Et Aravane Rezai ?
N.E. : Je l'ai trouvée très bien dans sa peau. Les discussions que j'ai pu avoir avec elle, avec son entourage, m'ont démontré que c'est une fille qui a retrouvé le sourire et du plaisir sur le court. Ce n'est pas simple, bien sûr. C'est un travail quotidien, portant ses fruits au jour le jour, qu'elle doit effectuer en ce moment. Pour qu'elle retrouve le niveau qui était le sien, le gros travail à effectuer désormais est d'ordre physique.Une de vos joueuses peut-elle aujourd'hui endosser le statut de leader ?
N.E. : C'est ce que j'aimerais ! Aujourd'hui, il n'y a pas de véritable leader qui se détache. Et je le regrette.Quel est l'objectif de l'équipe de France à l'orée de cette saison 2012 ? La remontée dans le groupe mondial, tout simplement ?
N.E. : On n'en est pas encore là. On a un premier tour à jouer contre une équipe slovaque qui est plus que performante. On la connaît bien pour l'avoir notamment affrontée en 2009, en match de barrage.
Comme vous le disiez, cette première rencontre s'annonce difficile. Quelles seront selon vous les principales forces slovaques ?
N.E. : Leurs deux joueuses de simple, Hantuchova et Cibulkova, tout simplement ! Ce sont deux grandes championnes qui jouent très bien, qui défendent souvent les couleurs de leur pays, qui aiment endosser ce rôle-là. Elles sont très coriaces. C'est du costaud, mais on va essayer d'inverser la tendance. On a déjà réussi à les dominer par le passé. Et sur le circuit, lors du dernier US Open par exemple, Pauline avait réussi à sortir Hantuchova. Ce n'est donc pas mission impossible.
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