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Safin mieux que Santoro ?
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Publié 09/11/2009 à 09:49 GMT+1
Marat Safin et Fabrice Santoro ont deux choses en commun. Entre le triple vainqueur du tournoi de Bercy et le recordman de participation aux tournois du Grand Chelem, il y a 9 matches sur le circuit, dont 7 victoires pour le Français, et surtout la décision de prendre leur retraite la même année.
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Crédit: Eurosport
Marat Safin peut être soulagé, il ne débutera pas face son dernier tournoi face à Fabrice Santoro. Le joueur qui l'avait terrorisé et battu cinq fois d'affilée de 1999 à 2000 (l'année du sacre de Safin à l'US Open). Plus sérieusement, Marat Safin ont ceci en commun de prendre leur retraite la même semaine, à Bercy. Fabrice Santoro a déjà perdu, la veille, et Marat Safin joue Thierry Ascione, un autre Français issu des qualifications. Le Russe, qui a tant brillé dans la capitale, qui est le seul (avec Boris Becker bien sûr, en 1986, 1989 et 1992) à avoir réussi le triplé à Bercy (2000, 2002, 2004), avait été éliminé au premier tour l'an passé. Après une longue saison d'adieux, en toute décontraction, le voilà à quelques coups de raquette d'une nouvelle vie à laquelle il aspire depuis plusieurs mois. Entre l'obstiné Santoro et l'impulsif Safin, deux destins se croisent au POPB.
"C'est une si longue page qui se tourne. Trente ans de ma vie consacrée au tennis. Il n'y a pas de tristesse, plutôt une forme de soulagement", a déclaré Santoro à la fin de son dernier match, dimanche devant James Blake, lui qui avait joué ses premiers tournois en 1989. Le Français termine sa carrière avec un palmarès non négligeable: six titres en simple, vingt-quatre en double, dont deux du Grand Chelem en Australie, deux Coupes Davis et un meilleur classement de 17e mondial en 2001.Il est aussi, et probablement pour longtemps, le détenteur du record de participations en Grand Chelem avec 69 "majors" à son actif, même si l'aventure ne s'est poursuivie en quart de finale qu'une fois, en Australie en 2004.Mais Santoro laissera une marque plus profonde que d'autres au palmarès plus fourni, en raison de son style incomparable. "C'était certainement le joueur le plus imité à l'entraînement, a raconté Blake. Tout le monde essayait de faire son slice de coup droit, sans jamais y arriver aussi bien que lui." James Blake, son dernier adversaire, a rendu hommage à la longévité de celui que les Américains ont surnommé" Fabulous Fab" : "Les joueurs qui utilisent le plus leur tête sont ceux qui mettent le moins de pression sur leur corps". Et Santoro de conclure : "Je termine aux alentours de la 50e place et en parfaite santé. C'est la fin idéale pour moi".
Safin, Santoro, mêmes décisions, trajectoires opposées
mens sane in corpore sano, c'est la devise de Montaigne que Fabrice Santoro a appliqué jusqu'à la caricature comme on peut le lire dans son autobiographie ("Vers dix-sept ans, je pesais tous mes aliments, je ne sortais jamais, je me couchais à 21h30 tous les soirs. Je pensais que, pour être pro, il fallait s'empêcher de vivre." p 99). Ce n'a jamais été celle de Marat Safin. Playboy, hédoniste, le Moscovite au gabarit de joueur de hockey, formé à la dure école espagnole sur terre battue, a vécu comme sa carrière comme une comète. Parfois très haut dans le ciel ATP, parfois très loin, indétectable. Par-delà un palmarès étonnant malgré des objectifs mal cernés, par-delà les frasques et les rubriques people, Safin a marqué son époque par un style de jeu percutant que le Federer de la meilleure époque redoutait (souvenez-vous de la défaite à l'Open d'Australie 2005 en demi-finale du Suisse lors d'un match en cinq sets passionnant).
Le plaisir de vivre est passé avant tout, avant la gloire tennistique si relative que d'autres ont poursuivi aveuglément ou sans passion (voir les révélations d'Andre Agassi). Il ne faut cependant pas oublier les efforts fournis par le Russe pour revenir au plus haut niveau, malgré les blessures et sa propre inconstance. A Bercy, un soir de 2004, il expliquait clairement sa vision du tennis professionnel : "C'est mon métier, c'est tout, c'est bien mais là, je veux prendre des vacances". Cinq ans après son troisième titre à Bercy, Marat semble heureux de pouvoir passer définitivement à autre chose. En attendant, après une demi-finale à St-Pétersbourg, il lui reste quelques coups de raquette à donner, comme Fabrice Santoro, mais beaucoup plus loin des courts.
A SAVOIR : Fabrice Santoro a joué 913 matches de simple. Son meilleur souvenir sur le circuit n'est pas, selon ses déclarations à Eurosport (vidéo disponible sur le site) son quart de finale à l'Open d'Australie mais sa victoire sur Marat Safin à Roland-Garros en 2001. Safin, vainqueur à 20 ans de l'US Open, puis de l'Open d'Australie 2005, a perdu deux autres finales de Grand Chelem ( à Open d'Australie), joué trois demi-finales et deux quarts de finale. Il a également été N. 1 mondial et gagné la Coupe Davis.
LE PROGRAMME DU JOUR
Court Central dès 11h00Philipp Kohlschreiber (ALL) - Andreas Seppi (ITA) Pas avant 13h00Tomas Berdych (RTC) - Vincent Millot (FRA)Paul-Henri Mathieu (FRA) - Viktor Troicki (SER) Jérémy Chardy (FRA)-Gilles Simon (FRA) - Simon Aspelin (SUE)-Paul Hanley (AUS)Pas avant 19h30Thierry Ascione (FRA) - Marat Safin (RUS) : 0-1Sébastien Grosjean (FRA) - Ivan Ljubicic (CRO)
Court 1 dès 11h00Pablo Cuevas (URU) - Ivo Karlovic (CRO)Andreas Beck (ALL) - Lukasz Kubot (POL)Pas avant 14h00Victor Hanescu (ROU) - Albert Montanes (ESP) Alejandro Falla (COL) - John Isner (USA) Jaroslav Levinsky (RTC)-Filip Polasek (SVQ) - Arnaud Clément (FRA)-Michaël Llodra (FRA)Julien Benneteau (FRA)-Jo-Wilfried Tsonga (FRA) - Jeff Coetzee (AFS)-Marcelo Melo (BRE)
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