Mauresmo, point break ?

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Certaines joueuses prennent leur retraite comme on fait du parachutisme, d'autres laissent "planer le doute". Amélie Mauresmo ne sait pas encore de quoi demain sera fait, mais elle sait qu'elle ne rejouera plus en 2009. Pourquoi reviendrait-elle en 2010 ?

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POUR GAGNER ROLAND-GARROS ?
Non. Roland-Garros, c'est de l'histoire ancienne. Un rêve qui a trop souvent tourné au cauchemar. Un rendez-vous manqué tant de fois qu'il n'y a plus de regrets à avoir. Pour Amélie Mauresmo, le grand événement de la saison, c'est Wimbledon. Un tournoi qu'elle a remporté blessée, et qui correspond le plus à son éventail technique et son potentiel physique. C'est Wimbledon qui pourrait peser dans la balance au moment de prendre la plus importante décision de sa carrière: "Soit dans quinze jours, trois semaines, elle ressent des petites fourmis, l'envie revient, elle se projette à Wimbledon" et repart, a déclaré son amie et ex-coach Alexia Dechaume à L'Equipe. Soit elle arrête définitivement. L'an passé, la Française avait pris de très grandes vacances tout l'été (en faisant l'impasse sur l'US Open) pour revenir en fin de saison et se lancer un nouveau défi en compagnie d'Hugo Lecoq, son nouvel entraîneur. Sa victoire à Coubertin (Paris) avait traduit au palmarès ce nouvel enthousiasme. Et puis ?
Et puis, il y a eu de match contre Dinara Safina à Wimbledon, justement. Ce quatrième tour, perdu 4-6 6-3 6-4, est visiblement un (dernier) tournant dans sa carrière. A 30 ans, la Française a mal vécu sa défaillance mentale contre la N.1 mondiale russe. De retour de vacances, la tête n'était plus aux voyages sur le circuit. Depuis plusieurs années, le doute assaille Amélie régulièrement. En plein match ou en entre deux tournois du Grand Chelem. Relancée par sa collaboration avec Lecoq, où va-t-elle trouver l'énergie pour refaire un tour du monde ?
POUR SE FAIRE PLAISIR ?
Plus légère lors de ses interventions médiatiques depuis sa consécration à Melbourne et Wimbledon en 2006, Amélie Mauresmo a su repousser les critiques, répétitives, qu'une partie du public français, et les observateurs pouvaient formuler. Son inconstance et sa fragilité dans les moments forts de ses tournois. Soulagée par une victoire en Grand Chelem qui commençait à creuser sa crédibilité de grande championne, elle a pris du recul et privilégié un rapport à la compétition moins stressant. On comprend peut-être pourquoi le "blocage" ressenti contre Safina à Wimbledon a pu la déstabiliser. Si l'effort de s'ôter de la pression n'était pas récompensé à quoi bon continuer ?
En 2010, la concurrence sera plus que jamais redoutable sur le circuit. L'ancienne génération sera gonflée par le retour des Belges Kim Clijsters et Justine Henin (cette dernière tentera de gagner Wimbledon, le seul titre qui lui a échappé), et la nouvelle génération pousse très fort. En Fed Cup, Amélie a tenu comme elle a pu la baraque cette saison, elle n'a pas exprimé son souhait de rester la "locomotive" d'un tennis féminin français en rase campagne. A-t-elle attend les limites de sa carrière, le moment où il faut enfin basculer dans une autre dimension, comme en apesanteur loin de la compétition ? Elle qui sait profiter de la vie, et se consoler d'une défaite à Roland-Garros par un verre d'un grand cru, elle seule sait ce que lui apporterait une nouvelle saison de sacrifices.
AMELIE MAURESMO EN BREF
Née le 5 juillet 1979 à Saint-Germain en Laye. Elle mesure 1.75 pour 69 kg. Elle est professionnelle depuis 1993. Elle a été coachée par Loïc Courteau de 2002 à 2008.
Amélie participe à son premier Roland-Garros en 1995. Gagne son premier match dans un grand tableau WTA à Roland-Garros en 1996.
C'est à Berlin qu'elle atteint sa première finale en 1998 en battant les N.2 et 3 mondiales Lindsay Davenport et Jana Novotna. Cela la propulse dans le top 100.
En 1999, c'est l'heure de la révélation et de la polémique. Elle arrive en finale à l'Open d'Australie (battue par Martina Hingis), où elle fait son coming-out concernant son homosexualité. Elle se blesse ensuite à la cheville lors d'un match de double à Roalnd-Garros et manque Wimbledon. Elle remporte son premier titre à Bratislava face à... Kim Clijsters.
En 2000, elle bat Hingis et Davenport pour gagner le titre à Sydney.
En 2001, elle perd au premier tour de Roland-Garros face à une modeste joueuse allemande: Jana Kandarr.
En 2002, elle atteint deux demi-finales en Grand Chelem à Wimbledon et l'US Open.
En 2003, elle est dans le top 5. En 2004, malgré les blessures, elle gagne 5 titres dont Rome; Montreal et Philapdelphie.
En 2005, sa victoire contre Mary Pierce en finale du Masters restera comme une référence dans sa carrière. L'année suivante, elle enchaîne par sa plus belle saison, 2006, avec ses deux titres en Grand Chelem, à l'Open d'Australie et Wimbledon. Contre Justine Henin à chaque fois. Elle est N.1 mondiale une grande partie de la saison.
En 2007, pour la première fois depuis 7 ans, elle ne termine pas dans le top 10, stoppée par des blessures dont une opération de l'appendicite. En 2008, elle passe sous la barre du top 20. Cette année, elle s'impose à Coubertin
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