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Federer prêt à enchaîner
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Publié 23/03/2012 à 20:15 GMT+1
Roger Federer a posé ses raquettes à Miami en espérant réaliser le doublé Indian Wells - Miami comme il l'avait fait en 2005 et 2006, époque de sa toute puissance. Le Suisse entre en lice samedi face à Ryan Harrison.
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Dans sa conférence de presse de début de tournoi à Miami, Roger Federer a tenu à placer lui-même un petit bémol face à l'idée que pas grand chose ne pouvait lui résister en ce moment. "Le simple fait que je joue bien en ce moment ne veut pas dire que ce n'est pas le cas des autres, assure le Suisse. Et honnêtement, je ne peux pas me permettre de déjà penser à gagner le titre. Je peux me retrouver dehors en une petite heure alors il faut que je fasse attention à ce que je dis." Une petite heure ? Inutile de miser vos économies sur un tel scénario. Mais cette parenthèse de gentleman refermée, Federer n'a pas pu nier que le tournoi de Miami arrivait à point pour installer le doute dans l'esprit de ses rivaux : et s'il n'était pas devenu, tout simplement, le patron du circuit ?
Ses échecs en demi-finales à l'US Open 2011 et à l'Open d 'Australie, en janvier, contredisent factuellement l'idée d'un retour au sommet. Mais son niveau de jeu actuel et sa capacité à empiler les trophées, que même Djokovic ne pratique plus à ce rythme en ce moment, sont omniprésents au moment d'ouvrir le deuxième Masters 1000 de la saison. S'il enchaîne deux succès à Indian Wells et Miami, Federer réalisera une performance qu'il n'a plus réussie depuis 2005 et 2006, années de sa toute puissance. "Le fait que j'ai joué de façon remarquable à Indian Wells en dépit des circonstances (il était malade durant les premiers jours) m'a donné beaucoup de confiance. Globalement, je suis heureux d'avoir pu gagner six de mes huit derniers tournois, c'est quelque chose de spécial. J'adorerais faire un nouveau doublé Indian Wells-Miami. Je sais comment faire mais je sais aussi combien c'est difficile."
"J'ai juste une demi-finale à défendre"
Federer réfute cependant le terme de "pression". Il en a vu d'autres. "Cela fait tellement longtemps que je suis sur le circuit que je sais comment gérer ces situations." Sans nommer Djokovic et Nadal, finalistes l'an passé, Federer rappelle habilement qu'il a de bonnes raisons d'imaginer une issue intéressante pour lui sur le plan comptable, sauf accident avant les demi-finales. "Je ne suis pas le champion sortant, j'ai juste, si on peut dire, une demi-finale à défendre. Tout va vraiment très bien pour moi. Il faut que je mette les choses en place pour entrer correctement dans ce tournoi, c'est ma seule priorité du moment."
Ce sera face au jeune Américain Ryan Harrsion, 73e mondial, battu par Gilles Simon la semaine dernière à Indian Wells. Le joueur d'Austin court après une victoire référence en 2012, mais il avait donné du fil à retordre à Murray en ouverture de l'Open d'Australie. "Je pense qu'il a du talent et qu'il va grimper au classement cette année, pronostique le Suisse. C'est l'exemple classique du joueur Américain sur ciment mais il a aussi des dispositions pour défendre et pas mal de bonne confiance. Ce sera dur." Il y a un an à Indian Wells, deux sets avaient suffi à l'ex numéro un mondial (7-6, 6-3). Après avoir dominé Isner en finale dans le désert californien, Federer ferait bien de s'habituer à jouer le rôle d'ennemi du public. Andy Roddick au troisième tour et Mardy Fish en quart de finale risquent d'être sur sa route. Mais l'issue que le circuit guette, c'est le premier Federer - Djokovic de la saison, en demi-finale. Pour voir si la vérité des années 2005-2006 a des chances de se rééditer.
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