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"Je me sens forte"
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Publié 25/01/2006 à 17:15 GMT+1
Sept ans après son éclosion au plus haut niveau à Melbourne, Amélie Mauresmo s'apprête à disputer sa deuxième demi-finale à l'Open d'Australie. La Picarde affrontera jeudi matin la Belge Kim Clijsters. Expéditive lors de ses derniers matches, elle se sent
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Amélie, vous semblez de plus en plus à l'aise au fil des tours...
C'est vrai que mon jeu se met en place. J'ai un peu galéré sur les deux premiers matches, donc ça fait du bien de sentir que les sensations sont de retour, que physiquement, je me sens solide et forte. En plus, je n'ai pas passé beaucoup de temps sur le court lors des trois derniers matches, donc c'est plutôt positif.
D'autant que vous n'aurez pas de journée de repos avant la demi-finale...
Oui, c'est pour cela que je suis contente d'avoir passé le moins de temps possible sur le terrain. L'autre quart de finale (NDLR: entre Clijsters et Hingis) s'est joué en trois sets. Ça peut être un paramètre important pour la demi-finale. On risque aussi d'avoir encore des conditions extrêmes. Mais on ne sait pas encore s'ils vont fermer le toit ou pas.
On a découvert après votre match contre Vaidisova, que vous aviez mal au cou. Où en êtes-vous?
L'autre jour, je me suis réveillé avec un gros torticolis. J'avais très mal au cou. J'ai réussi à jouer mon simple. C'est passé, même si j'ai joué d'une manière un peu atypique. Derrière, c'était impossible de jouer le double. Je ne voulais pas prendre le moindre risque. Lundi, je n'ai pas joué du tout. On s'est occupé de mon cou. Ça allait beaucoup mieux aujourd'hui, même si je ne suis pas encore remise à 100%.
L'an dernier, vous vous étiez reproché le fait d'avoir appelé le kiné contre Serena Williams, d'avoir montré que vous aviez mal. A l'inverse, cette fois, vous avez été très discrète sur cette blessure...
C'est aussi ça, l'expérience. Malgré la blessure, je savais que même en étant diminuée, notamment au service, je pouvais la déranger. C'est ce qui s'est passé. C'est comme ça, ça arrive. Kim aussi semble un peu diminuée, mais elle fait quand même ses matches. Il faut savoir aller au-delà de ça.
Vous disiez que vous étiez maudite à Melbourne au niveau des quarts de finale. Vous y avez pensé?
Quand je me suis réveillée avec ce torticolis, je me suis dit que ça recommençait! J'étais vraiment défaite. Maintenant, ça va mieux. Tant mieux.
Comment voyez-vous votre prochain match contre Kim Clijsters?
Ce sera un match très difficile, un match au couteau. Elle joue très bien. On dit qu'elle est un peu diminuée, mais à la voir courir partout sur le court, c'est difficile de voir où elle a mal. A moi de me concentrer sur mon jeu et sur ce que j'ai à faire. Je sais que ce sera intense et engagé. On verra.
En 1999, vous étiez déjà en demi-finale. Pouvez-vous comparer avec aujourd'hui?
C'est difficile de comparer ces deux moments. A l'époque, je jouais beaucoup plus à l'instinct, sans trop réfléchir. Je ne savais pas vraiment ce que je faisais, tennistique ment. Aujourd'hui, c'est beaucoup plus posé. Il y a beaucoup plus de réflexion par rapport à mon jeu, par rapport aux joueuses que j'affronte. D'une certaine manière, j'ai l'impression d'être une joueuse différente, et même une personne différente.
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