Federer prend son temps

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Triple vainqueur à Melbourne, Roger Federer a débuté l'Open d'Australie par une victoire au 1er tour face à l'Italien Andreas Seppi 6-1, 7-6, 7-5 en 2h21 de jeu. Le Suisse, N.2 mondial en quête de son 14e titre en tournoi du Grand Chelem, affrontera le Ru

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Crédit: Eurosport

OPEN D'AUSTRALIE - 1er tour messieurs
Roger Federer (SUI/N.2) bat Andreas Seppi (ITA) 6-1, 7-6(7/4), 7-5. Prochain adversaire: Korolev.
Il faut se méfier, un Federer peut en cacher un autre. Ces dernières années, on ne connaissait que l'ogre insatiable. Aujourd'hui, à l'occasion, le Bâlois oscille d'un match à l'autre entre le joueur irrésistible et le champion un peu usé. Parfois, le changement s'opère dans le même match. Face à Andreas Seppi, honnête combattant du circuit classé 35e à l'ATP, le Suisse a d'abord fait admirer son incomparable talent.
Durant la première manche, Federer s'est lancé dans un monologue : rapide, percutant (12 coups gagnants) précis au service (65% de premières avec 93% de points gagnés derrière), il a privé Seppi de réponse. "J'aborde toujours avec une totale confiance tous les tournois du Grand Chelem, confiait Federer avant le début du tournoi, grâce à tous les succès que j'ai déjà obtenus ces six dernières années lors de ces rendez-vous." Manière de rappeler que dans les grands rendez-vous, il demeure inoxydable. Même si parfois, la mécanique nécessite quelques réglages. "J'estime avoir fait un bon match. Mais il fallait aussi que je m'habitue aux conditions, aufait de jouer la nuit, aux balles..."
Et si c'était bon signe ?
Surtout, depuis une saison, le triple vainqueur du tournoi (2004, 2006 et 2007) peine à se maintenir à un niveau d'intensité constant. L'an passé, à la même époque, Federer couvait une mononucléose qui l'avait autant pénalisé lors de la première levée du Grand Chelem que durant les mois suivants, faute de vraie préparation hivernale. Mais aujourd'hui ? Une nouvelle fois, l'ancien numéro un mondial a fléchi au fur et à mesure de la rencontre (31 fautes directes dans les deux derniers sets).
Heureusement pour lui, s'il ne bénéficie plus de la même aura d'invincibilité vis-vis de ses rivaux directs, le Suisse produit encore son effet sur les joueurs de second plan. Ainsi Seppi a caviardé tout seul une balle pour revenir à une manche partout (à 6-5 dans le deuxième set), symbole des dix occasions de break manquées, dont une essentielle en fin de troisième set. Inquiétant pour l'homme aux 13 titres du Grand Chelem ? Pas sûr. Car à bien y repenser, le Suisse avait coutume, durant ses années de gloire, de débuter ses tournois piano. Et si ce premier tour laborieux était le signe que le "vrai" Federer est de retour ?
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