La peur bleue de Nadal

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L'Open d'Australie a failli tourner court pour Rafael Nadal. Dimanche, l'Espagnol a ressenti une violente douleur au genou. Après une après-midi passée à l'hôpital, tout est rentré dans l'ordre. Nadal ignore ce qui s'est passé. Lundi, il n'a ressenti aucune gêne sur le court contre Kuznetsov.

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Crédit: Eurosport

A le voir sur le court expédier son match face à Alex Kuznetsov, qui aurait pu soupçonner que Rafael Nadal avait le moindre problème ? Une entrée en scène sans histoire, sans frayeur ni sueur. Trois petits sets (6-4, 6-1, 6-1) et basta. Mais lors de sa conférence de presse d'après-match, l'Espagnol a révélé que, la veille au soir, il n'était même pas sûr de pouvoir s'aligner. La faute à un genou droit récalcitrant, source d'une belle peur.
Face à Kuznetsov, Nadal arborait un énorme strapping autour de son genou. Il a expliqué pourquoi, répondant à un journaliste qui lui demandait s'il avait utilisé ce gros pansement à cause du temps, par précaution. "Non, je ne veux pas faire de mystère, a confié le numéro deux mondial. Je vais vous dire ce qui s'est passé. Dimanche, il s'est produit un des trucs les plus incroyables qui me soient jamais arrivés. J'étais assis sur une chaise à l'hôtel et j'ai senti un petit craquement dans mon genou. Rien d'alarmant, ça arrive souvent avec les articulations. Puis je me suis levé et là j'ai senti que mon genou était bizarre. Je l'ai bougé deux ou trois fois pour essayer de retrouver les sensations, mais j'ai ressenti une violente douleur. Je ne pouvais plus bouger le genou comme ça" (il mime le geste).
"Je ne sais absolument pas ce qui s'est passé"
Cette fois, il était vraiment temps de s'affoler. Nadal a pris la direction de l'hôpital, preuve que quelque chose de sérieux se tramait. "J'ai passé une IRM, reprend-il. Je veux vraiment remercier le personnel qui m'a vraiment bien accueilli et bien pris en charge, surtout un dimanche. Ils ont été fantastiques. Mais j'ai passé une après-midi difficile." Les examens n'ont rien révélé de spécial, heureusement. "J'étais soulagé et j'ai pu me calmer, mais la douleur était encore là", explique le Majorquin. "Il y a sans doute quelque chose qui a pincé le tendon", pense-t-il, avant d'avouer que la question de sa présence sur le court ce lundi s'est posée jusque dans la soirée. "Honnêtement, dimanche soir, je n'étais pas certain à 100% de pouvoir jouer".
Toutefois, lundi matin, au réveil, la douleur avait quasiment disparu grâce aux anti-inflammatoires et au travail de son physiothérapeute la veille. "Surtout, j'arrivais à nouveau à bouger mon genou comme je voulais, note Nadal. J'ai commencé le match avec un peu d'appréhension. J'étais nerveux. Mais après les 10 premiers jeux, j'ai commencé à jouer avec des conditions normales. Le plus important, c'est que mon genou ne m'a pas posé de problème." Drôle d'histoire. Il en convient d'ailleurs. "Je ne sais absolument pas ce qui s'est passé. On peut se blesser au genou en faisant un mouvement agressif, mais assis sur une chaise... c'est pour ça que je ne pense pas être blessé. Mais je suis vraiment content d'avoir pu jouer et j'ai fait un match fantastique aujourd'hui." Il en est quitte pour une belle frayeur.
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