2012 Open Australie Gael Monfils - AFP
 
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Monfils plein pot

Monfils plein pot

Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 19/01/2012 à 18:33 -
Par Eurosport - Le 19/01/2012 à 18:33
Vainqueur de Thomaz Bellucci au terme d'un match intense, Gaël Monfils a le sentiment d'avoir lancé sa quinzaine pour de bon. Physiquement impressionnant, le Français parait confiant avant d'affronter Kukushin au troisième tour et, peut-être, Andy Murray en huitièmes de finale.
 

C'était une bonne petite baston comme Monfils en avait envie. Pas encore les affaires très sérieuses, mais le genre de match de début de tournoi qui vous met dans le vif du sujet. Face à Thomaz Bellucci, Gaël Monfils a d'ailleurs mis un set, perdu 6-2, pour se mettre dans le rythme. "Ce n'était pas un gros match, non, a-t-il estimé. Mais ça a été un bon combat physique. Je l’attendais. Ça lance vraiment la quinzaine. Je n’ai pas bien commencé, mais j’ai su renverser les choses."

Après cette entame laborieuse, Monfils n'a plus laissé que six petits jeux en trois sets au Brésilien. "Je n’ai pas bien commencé, mais j’ai su renverser les choses", se satisfait le numéro trois tricolore. Et pourtant, tout n'a pas été parfait. Il aurait pu tuer le match encore plus rapidement s'il avait converti davantage de balles de break. Par séquences, il est également retombé dans ses petits travers, en campant trois mètres derrière sa ligne de fond. Sa défense exceptionnelle et la pauvreté de Bellucci dans le jeu à la volée ont largement pallié ce défaut, mais Monfils donne encore le sentiment de produire des efforts inutiles. "Je peux me reprocher de ne pas avoir été parfois assez tranchant", admet-il, tout en réfutant sa passivité. "Je suis bien rentré dans le terrain. J’ai essayé de pratiquer le jeu vers l’avant." Chaque fois qu'il l'a fait, son adversaire a été pris de vitesse.

"J'étais fort sur mes jambes"

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Si Monfils ne se préoccupe pas spécialement de son manque d'aptitude à l'économie d'énergie, c'est qu'il se sent très fort. Son entraîneur, Patrick Chamagne, assure qu'il ne l'a jamais vu aussi fort dans ce domaine. "Il va très, très vite, juge ce dernier dans les colonnes de L'Equipe jeudi. Il a de la puissance. Faut dire qu'il n'a pas été fainéant sur la muscu cet hiver. Il a raison de dire qu'il se sent monstrueux." Ses deux premières sorties australiennes n'ont pas démenti cette impression. Après sa victoire contre Bellucci, Monfils a confirmé. "Physiquement, j’étais bien, dit-il. Il y a eu des rallyes et j’étais fort sur mes jambes."

Les qualités d'explosivité de Monfils ne font de toute façon aucun doute. Le problème, c'est que pour durer dans les tournois du Grand Chelem, il faut aussi être endurant. C'est sur cet aspect qu'il doit encore travailler. Surtout vu son style de jeu. "Il faut encore pousser plus loin son endurance, concède Patrick Chamagne. C'est bien beau d'être puissant, rapide mais il faut tenir cet impact longtemps." D'autant que, s'il veut voir loin dans ce tournoi, il aura quelques sacrés défis à relever. Andy Murray se profile déjà en huitièmes de finale. Mais avant cela, il a un troisième tour à jouer samedi, face au surprenant kazakh Mikhail Kukuschkin. "Je me suis entraîné avec lui ici il y a un an ou deux à l’époque où il était coaché par Gabriel Markus, confie Monfils. Il tape très fort des deux côtés, mais il peut se montrer un peu nerveux. Je crois que si je joue lourd et profond, ça peut le mettre en difficulté. Mais il est talentueux. Il faudra se méfier." Et, si possible, avancer, pour en imposer.

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