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En servant moins bien et commettant trop de fautes, Serena Williams ne pouvait pas faire pire

En servant moins bien et commettant trop de fautes, Serena ne pouvait pas faire pire

Le 30/01/2016 à 16:54

OPEN D'AUSTRALIE 2016 - Serena Williams a montré de grosses lacunes lors de la finale face à Angelique Kerber. Que ce soit sur ses engagements ou dans le jeu, l’Américaine accuse des chiffres catastrophiques qui l’ont fait plonger irrémédiablement. Retour sur les statistiques les plus parlantes de cette finale dames.

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C'est l'un des chiffres les plus parlants de cette finale : 42% de réussite derrière la seconde balle de Serena Williams, soit 5 points de moins que son adversaire. Alors que le service est l'atout principal de l'Américaine, celui-ci a été particulièrement contre-productif dans ce match. En face, Kerber a bien mieux servi que Serena que ce soit en premières (73% de réussite contre 69) ou en secondes balles (47% contre 42) ! Une différence qui s'est révélée fatale pour la numéro un mondiale.

Le symbole de cette défaillance s'est aussi rendu visible sur les aces : l'Américaine en a servi 7, mais le premier est arrivé au bout d'une heure de match, dans le cinquième jeu de la deuxième manche. Et c'est sans compter que Williams a commis deux fois plus que doubles fautes que Kerber (6/3).

Vidéo - Williams - Kerber, les temps forts

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Comme le nombre de fautes directes de Serena Williams dans ce match. Un chiffre colossal qui résume quasiment à lui tout seul le sort de cette finale. 23 réalisées dans le premier set et encore 18 dans le dernier acte : soit 41 en deux manches, ce qui représente "11,5 jeux donnés" sur les 15 remportés par Angelique Kerber sur l'ensemble de cette rencontre.

Avec 33 fautes d'écart, l'Allemande a eu le mérite de poser davantage son jeu en donnant très peu de points (13) et réalisant 25 coups gagnants. C'est certes beaucoup moins que son adversaire (47), mais suffisamment pour ne pas sombrer dans la troisième manche. Comme un symbole, sur ses deux dernières fautes directes que l'Américaine a perdu cette finale.

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Comme le taux de réussite de Serena Williams au filet. Une statistique qui illustre aussi sa défaillance dans le jeu, alors qu'elle accusait plus 80% de réussite en moyenne dans ce domaine sur ces six premiers matches en Australie. Avec 15 montées réussies sur 32, Williams a donné des points en trouvant le filet sur sa route mais également en étant victime de passings bien sentis de l'Allemande, comme en tout début de troisième manche où elle s'est offert le premier break du set.

Face à elle, Kerber est montée bien moins souvent au filet. La sixième joueuse mondiale a quitté seulement trois fois sa ligne pour remporter deux points : c'était uniquement dans le deuxième set, qu'elle a perdu 6-3. En restant en retrait et en défendant parfaitement, l'Allemande a ainsi pris le parti de ne pas prendre trop de risques en ne se ruant pas à l'attaque.

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Comme le taux de réussite sur les balles de break pour Kerber. L'Allemande a converti 5 occasions sur 9, contre 4/8 pour l'Américaine. Son opportunisme a été rentable à souhait pour la 6e joueuse mondiale car elle a pris la mise en jeu de Williams à chaque fois que cette dernière a été mise en danger. D'abord en convertissant ses trois premières balles de break de la partie : deux dans le premier set et une d'entrée de troisième manche. Puis, la plus importante, en enlevant la partie sur sa toute première balle de match.

Angelique Kerber remporte l'Open d'Australie

Angelique Kerber remporte l'Open d'AustralieAFP

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